D'où partir?

L'éveil de la conscience est une révolution de la conscience. Parlons-en ici.

Modérateur : Noe

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Hors ligne germinal
#1
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D'où partir?

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Bonjour à tous,

Je me pose sans cesse cette question: d'où partir? Et du coup, je ne pars pas.
J'ai lu sur le site, dans vos messages, qu'il faut prendre conscience de notre nullité, de notre absence d'espoir, et cette crise émotionnelle qui en résulte est le point de départ de notre cheminement:

Une fois reconnu et identifié de manière claire et lucide, le fait que nous soyons des « somnambules » pensants à la conscience endormie, nous nous plaçons dans une position très avantageuse pour provoquer le voyage astral et c’est ce que nous allons voir à présent.

Cette reconnaissance de « ce qui est » ne s’est pas réalisée sans une profonde crise émotionnelle
.

Le problème, c'est que lorsqu'on a déjà essayé (ou qu'on pense avoir déjà subi) cette crise émotionnelle, et qu'ensuite on essaye de travailler sur soi-même, et puis un évènement fait que vous abandonnez tout pendant une certaine période... Puis on essaye de revenir, mais on a l'impression qu'on ne peut plus... Parce qu’on sait que provoquer cette crise de nouveau n'est qu'un leurre... En plus, si on ajoute le fait que toutes nos bonnes résolutions échouent, qu'en laissant nos égos ils ont empirés de manières terrible (violence, luxure...), qu'on a tout conceptualisé en essayant de devenir quelqu'un au lieu de s'observer...
Et bien on se retrouve là, à ne pas savoir quoi faire du tout. Et la vie passe, reprend le dessus, on fini par tout oublier, par devenir horrible, mais on s'en émeut même plus (on s'en fout complètement à vrai dire), c'est juste un égo qui a lu Samaël qui nous rappelle qu'il faut s'éveiller et bla bla bla... un autre égo le balai.

Je parle pour moi, excusez moi, mais je me suis dit que ce problème pouvait concerner plus que ma seule personne.

Donc voila, ce n'est même pas un vrai sentiment qui nous pousse à retravailler de nouveau sur nous même (à part parfois, la colère d'être soumis aux égos), c'est juste un mécanisme qui s'est inséré et qui continue à fonctionner.
Dans ces conditions, on attend une révélation, ou un évènement qui fait que..., ou une prise de conscience soudaine, qui nous fait tomber à genoux et nous remplit le coeur d'ardeur... quelque chose de très poétique, mais qui ne vient jamais, au lieu de ça, la vie nous avale.
C'est ce qui m'arrive en ce moment. Je sais qu'il faut à tout prix que je me reprenne en main, mais j'ai le sentiment intérieur que quelque chose me manque, comme si il m'étais impossible de retravailler comme ça, du jour au lendemain, alors que depuis des semaines je n'arrive plus à m'en préoccuper. J'ai cette impression que je ne suis pas digne, ou qu'il faut passer par des jours de souffrance terrible pour repartir. Ça ne m'arrive pas !
Il y a une phrase que vous m'avez écrite bien souvent: il faut changer sa manière de penser.
J'ai pensé autrement alors: et si tous ces préceptes viennent de l'égo et sont là pour m'empêcher de les réduire ? Et si j'ai le droit, quand je le veux, de me rebeller à tout moment sans attendre quoi que ce soit, comme une rédemption totale ou une révélation, ou: "Pour guérir le traumatisme lié à l’effondrement des bases stables et sécurisantes sur lesquelles nous reposions, il nous a fallu sacrifier cette tempête d’émotions, en nous jetant dans le vide, dans l’inconnu."
Je crois que rien ne m'arrivera car je suis de glace.

Je suis tiraillé des deux côtés, je stagne, je ne fais rien, donc j'empire, et je n'ai plus que vous pour vous demander.

D'où faut-il partir? Peut-on partir alors que nous sommes noirs et nous laissons porter par la vie? Sommes-nous obligés de commencer en étant sincère? Peut-on commencer avec un coeur de pierre, ou faut-il qu'il brille déjà un peu pour pouvoir le transformer en or?

Merci,

germinal,

Hors ligne Lot
#2
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Re: D'où partir?

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Cher Germinal,

D’une manière générale, ce malaise que tu éprouves est inéluctable, nous l’avons tous connu.
On emploie communément pour définir un tel état, l’expression «avoir les fesses entre deux chaises», ce qui n’est certes pas une position confortable.
Je pourrai te dire que tu es encore jeune, que tout s’éclairera avec le temps, que tu dois être moins dur avec toi-même, etc., etc., etc.
Le fait est que le temps n’est pas un facteur de la révolution de la conscience.
Ce qui tu témoignes ici et aujourd’hui, tu pourras le répéter à peu près dans les mêmes termes dans 10 ans, 30 ans, voire sur ton lit de mort, si rien ne change.
C’est pourquoi j’y répondrai selon ma propre inspiration après avoir sondé mon cœur.

Le problème est très simple et se résume à un seul mot : « pensée ».
Tu penses alors qu’il est inutile de penser.
Conceptualiser l’éveil de la conscience peut nous rendre schizophrène et ce n’est pas le chemin que nous avons choisi, ni celui que nous enseignons.
Il est inutile de raisonner sur comment « changer sa manière de penser ».
Il est inutile de raisonner sur ce qu’est l’inconnu, sur "comment partir ?", "comment être stable ?", "comment se jeter dans le vide ?", "comment ne pas stagner?", "comment être réaliste?", ou encore sur « est-il utile de se culpabiliser ou pas ? », « Dois-je souffrir ? », « Suis-je digne de trouver l’éveil ? », « Suis-je suffisamment sincère?», etc.
Le raisonnement et ses hordes de pensées contradictoires, met à feu et à sang notre pauvre cerveau intellectuel.
La tentation intellectuelle est très forte, surtout dans notre monde occidental où la pensée et le raisonnement sont les bases de l’éducation.

Mon conseil te concernant est que premièrement tu « apprennes » à lire.
Avaler les livres est tout simplement une boulimie mentale qui provoque inévitablement une indigestion intellectuelle.
Dans l’étude d’un livre d’ésotérisme - le livre « La psychologie révolutionnaire » par exemple,
Lire une seule phrase peut-être suffisant pour nourrir notre inspiration et tant que nous n’en avons pas compris le sens réel, la signification pratique à quoi bon passer à une autre ?
Deuxièmement, tu dois utiliser ton imagination de manière positive. L’adolescence est une période où l’imagination joue un rôle important. Utilise ton imagination pour te voir comme un enfant de ta Mère Divine, comme un jeune homme quelconque dans ce vaste monde qui demande humblement à l’Eternel de l’éclairer sur lui-même. Imagine-toi comme un simple pratiquant "religieux" (du latin religare : se relier) et vis comme un "religieux". Applique-toi à prier chaque jour, à être simple dans tes demandes et imagine-toi reposer confiant dans le sein de l’Eternel, ton Dieu. Tu n’es pas loin de l’enfance et pourtant tu as violement fermé la porte de ton cœur d’enfant pour ouvrir frénétiquement celle du principe pensant. L’enfant aime la nature, le vent, la pluie, la mer, les montagnes, les lacs, les rivières, les étoiles qui reposent comme des diamants sur le manteau de la nuit.
Dernièrement, je te rappelle que la pratique de la méditation est nécessaire pour un jour «faire» cesser le processus de la pensée. Méditer n’est pas une obligation, la preuve est que la majorité de la population mondiale vit sans méditer, ni éprouver le moindre intérêt pour cette pratique. Ce n’est qu’en aimant quelque chose que nous pouvons pratiquer sans contrainte. Là encore tu peux exercer le pouvoir de ton imagination pour te relier à l’amour pour cette pratique.
Les yeux fermés, adresse une prière comme un enfant à ton Père intérieur et à ta Mère Divine. Observe pendant une dizaine de minutes tes pensées. Observe-les et surtout prends le soin de ne pas bavarder avec elles. Ne te soucie plus d’elles, elles ne font que passer, et alors déplace ton observation sur le son interne, le sifflement du fohat. Inutile de forcer, si tu oublies reprends simplement ton attention sur le son. Pratique cet exercice quotidiennement jusqu’à ce qu’il devienne indispensable. Il vaut mieux pratiquer au départ 15’ tous les jours plutôt qu’une heure un jour et plus rien pendant 1 semaine - sachant que l’objectif est d’atteindre la durée d’une heure de pratique par jour.

Oublie les théories, renonce aux raisonnements, la compréhension créatrice ne nécessite aucun effort, pas le moindre effort.
La compréhension est un don de Dieu qui vient au moment où l’on ne l’attend pas.
Observe-toi dans les faits, et comme dans la pratique de la méditation, ne raisonne pas. Si tu t’oublies, inutile de te fouetter jusqu’au sang et reprends tout simplement le cours de ton observation.
Quel que soit notre âge, il y a toujours dans la vie des moments où l’on a tendance à s’oublier soi-même, et bien il ne faut tout simplement pas abandonner, il faut persévérer.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron, non en raisonnant, ni se lamentant encore moins en végétant…

C’est l’enfant dans ce corps d’adulte qui te parle et qui t’invite à le retrouver dans le jardin d’enfants où le cœur est roi.

Paix & Lumière
L.
"Le temps s'écoule plus vite que notre poussière"

Hors ligne germinal
#3
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Re: D'où partir?

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merci Lot

Hors ligne Pierre
#4
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Re: D'où partir?

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Bonjour cher Germinal,

Je suis touché par ce que tu vis, et lorsque tu écris, par où commencer, peut être est il sage de prendre conscience que tu as déjà commencé, que quelque chose en toi te conduit à revenir sur ce forum... est tu certain qu'il s'agisse ( uniquement ) d'un égo ?

La perception de ces tempêtes que l'on traverse est aussi une prise de conscience, c'est aussi un début, c'est aussi un objet d'observation .... on ne peut changer quelque chose dont on n'est pas conscient !

Ayant traversé une période similaire, où même la méditation m'était devenue difficile, j'ai cessé de boxer mes égos, pour ne plus les aider à vivre, je me suis contenté de les laisser passer en sollicitant ma Sainte Mère Divine pour les dégonfler..... crois le Germinal ça marche !

Je pratique encore cette forme de judo mental entre autres avec l'égo de la colère, et mon bonheur est alors, lors de ses très rares visites, de savoir le maitriser, de ne pas être lui.

Lorsqu'un égo me surprend et me conduit au mal, je le regrette très sincèrement au fond de mon coeur, mais je ne rumine pas ma faute, le Très Haut pardonne ; ruminer ses fautes donne de l'énergie à l'égo que l'on souhaite réduire; y penser encore et encore, c'est continuer à leur donner de l'énergie de l'importance, c'est ce dont ils se nourrissent!

J'ai lu quelque part sur le forum ( je pense que c'est de Jean Pascal ) que le coeur précède parfois le mental, je l'ai perçu et c'est une aide précieuse, c'est aussi une prise de cosncience, une vérité qui te saute aux yeux, sans construction mentale préalable... le coeur parle en premier et sans le mental et c'est beau en soi!

Comme toi, j'avais le coeur fermé, j'ai prié et encore prié et il s'ouvre de plus en plus, la patience et la tenacité m'haibtent dans ce mouvement de l'âme.

Lorsque la méditation se fait plus difficile, j'utilise aune aide audio, et je suis une méditation guidée.

Voila cher Germinal tout ce que j'avais envie de t'écrire!

amitiés et humilité

Pierre

Hors ligne germinal
#5
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Re: D'où partir?

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Merci Pierre, ton vécu, ainsi que celui de tous ceux qui partagent leurs expériences sur ce forum, m'aident et continuent à m'aider.

On se sent moins seul, et ça fait du bien ! :)

amitiés :)

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