Récit Zen

L'éveil de la conscience est une révolution de la conscience. Parlons-en ici.

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Lot
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Récit Zen

Message par Lot » 20 oct. 2014, 19:19

Chers amis,

La tradition Zen recèle d’anecdotes remarquables pour orienter notre méditation.
Les guerriers Japonais ont côtoyé pendant des siècles les maîtres du Bouddhisme zen dans le propos de recueillir leurs enseignements.
Ainsi un samouraï se présenta un jour devant le Maître Zen Hakuin et lui demanda s’il existait réellement un paradis et un enfer.
Le Maître demanda : « Qui es-tu ? »
Le samouraï se présenta comme le guerrier qu’il pensait être mais le Maître, d’une façon ironique, le provoqua en doutant de sa parole.
« Comment un imbécile comme toi pourrait-il être ce qu’il prétend ? »
Le samouraï empli de colère dégaina son sabre. Mais le Maître, imperturbable, semblait continuer de se moquer du guerrier.
Le samouraï se mit en garde, sabre au-dessus de la tête, s’apprêtant à découper le Maître en deux.
C’est alors que ce dernier dit : « Ici s’ouvrent les portes de l’enfer ».
Ebranlé, le samouraï rengaina son sabre et s’inclina.
Le Maître commenta : « Ici s’ouvrent les portes du paradis ».

Il y a plusieurs lectures possibles dans ce récit que chacun peut découvrir par sa propre expérience.

Au premier degré le fait de remettre son sabre au fourreau constitue un acte de renoncement à la violence ouvrant la voie de l’apaisement.
Le deuxième degré est plus psychologique puisque la violence que souhaitait libérer le samouraï était une réaction aux propos de l’instructeur zen.
Nos réactions mécaniques inconscientes ouvrent les portes de l’enfer (le cercle vicieux de l’inconscience) et nous coupent des possibilités qui nous sont offertes de résoudre les mystères de la vie et de la mort. Si nous comprenons que nous sommes des créatures mécaniques à la conscience endormie, de simples automates mus par notre auto-considération, la porte de la recherche du vrai peut s’ouvrir.
Pour cela nous devons reconnaître notre état intérieur « plein » de nous-mêmes.

La porte s’ouvre et nous devons faire un bond dans l’inconnu :

Comment hypnotisés par notre fausse identité pourrions-nous « être » ?
Comment résoudre les mystères si nous ne savons pas qui nous sommes ?


Bonne méditation dans la claire vision et l’abandon de ce que nous pensons être.

L.
"Le temps s'écoule plus vite que notre poussière"

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