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Pourquoi je ne médite pas?

Posté : 17 déc. 2012, 17:21
par Lot
Chers Amis,

Le Partage de notre expérience est certainement quelque chose qui a du sens.
Il donne une orientation possible à celui qui reçoit et aussi signifie profondément le lien qui nous unit tous les uns aux autres.
La religion affirme le lien - le religare - qui unit l’homme à Dieu, mais aussi les hommes entre eux.
Le 1er commandement est « tu aimeras Dieu par-dessus toute chose et ton prochain comme toi-même. »
Notre essence divine aime son Dieu interne et aime de toutes ses forces toutes ces essences divines prisonnières de cette vallée de larmes.
L’amour inconditionnel est l’apanage de l’âme des grands exaltés.
Nous avons besoin d’une puissante exaltation pour aimer sans condition.
A mesure que nous progressons dans le reniement de soi, nous découvrons l’amour.
Le « renie-toi toi-même » est la porte étroite de toute forme de connaissance.

C’est la force christique en action à l’intérieur de nous-mêmes qui nous mène au sommet de l’initiation.
Le Christ est la sainte négation - nous le savons grâce à l’avatar du Verseau.
http://www.don-et-compassion.com/kabbal ... aires.html
Savoir utiliser la force négative est par conséquent merveilleux.
Les progrès les plus significatifs que j’ai pu accomplir l’ont été grâce à la force négative.

Prenons l’exemple de la méditation.
Un jour quelconque de ma vie, je fus pour ainsi dire « fatigué » de moi-même, lassé de méditer pendant des phases plus ou moins longues puis cesser de pratiquer pendant également des phases plus ou moins longues.
J’avais essayé tout un tas de trucs mentaux ou émotionnels pour me motiver d’être constant, mais le résultat était sans appel et l’échec était toujours au bout du chemin.
Tout comme un mauvais marin naviguant sur une mer déchainée, cet état de fait me donnait la nausée.
Cette nausée me poussa à prier et à m’en remettre à mon Etre.
Mais la nature ne fait pas de faux bonds, il faut payer un certain prix pour recevoir la sagesse.
Je persévérai dans mon travail intérieur, cherchant avec une infinie anxiété à me découvrir moi-même.
Dans cet état appelé d’alerte nouveauté, notre travail s’oriente d’une manière qui n’est jamais rationnelle mais guidée.
Si nous persévérons dans la méditation, arrive un jour où nos efforts se concentrent plus sur la partie inattentive du mental que sur la partie attentive.
De la même manière je m’aperçus avec étonnement qu’il en était de même durant la journée. J’observai l’activité de mon mental dans le propos de comprendre ce qui soutient et maintient cette incessante production de l’esprit.
Cela me fit me poser cette question :
Au lieu de m’acharner à vouloir méditer, au lieu de vouloir faire, pourquoi ne pas chercher les causes qui m’empêchent de faire, ou pour faire court pourquoi je ne fais pas, pourquoi je ne médite pas ?
Je mobilisai alors mon énergie vers cet objectif.
Quelles sont les actions intérieures dans lesquelles je me complais qui font obstacles à une pratique quotidienne de méditation ?
Quelles forces inconscientes agissent en moi-même pour me détourner de recevoir le pain quotidien de la sagesse ?

Lorsque nous procédons de la sorte, nous sollicitons la 2ème force divine, nous travaillons avec la force christique.
Nous ne cherchons plus à être plus ou être moins, mais à nous renier nous-mêmes pour extraire la Connaissance, la Gnose.
Si nous sommes suffisamment attentifs, nous découvrirons émerveillés ce que nous ne connaissons pas et pourtant sur quoi nous reposons.
Cette découverte est en elle-même porteuse de changements radicaux.

Si réellement nous aspirons au changement, à sortir de la routine abrutissante des « faire » et ne « pas faire », nous pouvons grâce à la coopération adéquate, servir de véhicule à la force du Christ qui apporte Lumière dans nos ténèbres.

Dans la Paix et la Lumière du Christ
L.