D'où partir?
Posté : 2 mars 2012, 15:04
Bonjour à tous,
Je me pose sans cesse cette question: d'où partir? Et du coup, je ne pars pas.
J'ai lu sur le site, dans vos messages, qu'il faut prendre conscience de notre nullité, de notre absence d'espoir, et cette crise émotionnelle qui en résulte est le point de départ de notre cheminement:
Une fois reconnu et identifié de manière claire et lucide, le fait que nous soyons des « somnambules » pensants à la conscience endormie, nous nous plaçons dans une position très avantageuse pour provoquer le voyage astral et c’est ce que nous allons voir à présent.
Cette reconnaissance de « ce qui est » ne s’est pas réalisée sans une profonde crise émotionnelle.
Le problème, c'est que lorsqu'on a déjà essayé (ou qu'on pense avoir déjà subi) cette crise émotionnelle, et qu'ensuite on essaye de travailler sur soi-même, et puis un évènement fait que vous abandonnez tout pendant une certaine période... Puis on essaye de revenir, mais on a l'impression qu'on ne peut plus... Parce qu’on sait que provoquer cette crise de nouveau n'est qu'un leurre... En plus, si on ajoute le fait que toutes nos bonnes résolutions échouent, qu'en laissant nos égos ils ont empirés de manières terrible (violence, luxure...), qu'on a tout conceptualisé en essayant de devenir quelqu'un au lieu de s'observer...
Et bien on se retrouve là, à ne pas savoir quoi faire du tout. Et la vie passe, reprend le dessus, on fini par tout oublier, par devenir horrible, mais on s'en émeut même plus (on s'en fout complètement à vrai dire), c'est juste un égo qui a lu Samaël qui nous rappelle qu'il faut s'éveiller et bla bla bla... un autre égo le balai.
Je parle pour moi, excusez moi, mais je me suis dit que ce problème pouvait concerner plus que ma seule personne.
Donc voila, ce n'est même pas un vrai sentiment qui nous pousse à retravailler de nouveau sur nous même (à part parfois, la colère d'être soumis aux égos), c'est juste un mécanisme qui s'est inséré et qui continue à fonctionner.
Dans ces conditions, on attend une révélation, ou un évènement qui fait que..., ou une prise de conscience soudaine, qui nous fait tomber à genoux et nous remplit le coeur d'ardeur... quelque chose de très poétique, mais qui ne vient jamais, au lieu de ça, la vie nous avale.
C'est ce qui m'arrive en ce moment. Je sais qu'il faut à tout prix que je me reprenne en main, mais j'ai le sentiment intérieur que quelque chose me manque, comme si il m'étais impossible de retravailler comme ça, du jour au lendemain, alors que depuis des semaines je n'arrive plus à m'en préoccuper. J'ai cette impression que je ne suis pas digne, ou qu'il faut passer par des jours de souffrance terrible pour repartir. Ça ne m'arrive pas !
Il y a une phrase que vous m'avez écrite bien souvent: il faut changer sa manière de penser.
J'ai pensé autrement alors: et si tous ces préceptes viennent de l'égo et sont là pour m'empêcher de les réduire ? Et si j'ai le droit, quand je le veux, de me rebeller à tout moment sans attendre quoi que ce soit, comme une rédemption totale ou une révélation, ou: "Pour guérir le traumatisme lié à l’effondrement des bases stables et sécurisantes sur lesquelles nous reposions, il nous a fallu sacrifier cette tempête d’émotions, en nous jetant dans le vide, dans l’inconnu."
Je crois que rien ne m'arrivera car je suis de glace.
Je suis tiraillé des deux côtés, je stagne, je ne fais rien, donc j'empire, et je n'ai plus que vous pour vous demander.
D'où faut-il partir? Peut-on partir alors que nous sommes noirs et nous laissons porter par la vie? Sommes-nous obligés de commencer en étant sincère? Peut-on commencer avec un coeur de pierre, ou faut-il qu'il brille déjà un peu pour pouvoir le transformer en or?
Merci,
germinal,
Je me pose sans cesse cette question: d'où partir? Et du coup, je ne pars pas.
J'ai lu sur le site, dans vos messages, qu'il faut prendre conscience de notre nullité, de notre absence d'espoir, et cette crise émotionnelle qui en résulte est le point de départ de notre cheminement:
Une fois reconnu et identifié de manière claire et lucide, le fait que nous soyons des « somnambules » pensants à la conscience endormie, nous nous plaçons dans une position très avantageuse pour provoquer le voyage astral et c’est ce que nous allons voir à présent.
Cette reconnaissance de « ce qui est » ne s’est pas réalisée sans une profonde crise émotionnelle.
Le problème, c'est que lorsqu'on a déjà essayé (ou qu'on pense avoir déjà subi) cette crise émotionnelle, et qu'ensuite on essaye de travailler sur soi-même, et puis un évènement fait que vous abandonnez tout pendant une certaine période... Puis on essaye de revenir, mais on a l'impression qu'on ne peut plus... Parce qu’on sait que provoquer cette crise de nouveau n'est qu'un leurre... En plus, si on ajoute le fait que toutes nos bonnes résolutions échouent, qu'en laissant nos égos ils ont empirés de manières terrible (violence, luxure...), qu'on a tout conceptualisé en essayant de devenir quelqu'un au lieu de s'observer...
Et bien on se retrouve là, à ne pas savoir quoi faire du tout. Et la vie passe, reprend le dessus, on fini par tout oublier, par devenir horrible, mais on s'en émeut même plus (on s'en fout complètement à vrai dire), c'est juste un égo qui a lu Samaël qui nous rappelle qu'il faut s'éveiller et bla bla bla... un autre égo le balai.
Je parle pour moi, excusez moi, mais je me suis dit que ce problème pouvait concerner plus que ma seule personne.
Donc voila, ce n'est même pas un vrai sentiment qui nous pousse à retravailler de nouveau sur nous même (à part parfois, la colère d'être soumis aux égos), c'est juste un mécanisme qui s'est inséré et qui continue à fonctionner.
Dans ces conditions, on attend une révélation, ou un évènement qui fait que..., ou une prise de conscience soudaine, qui nous fait tomber à genoux et nous remplit le coeur d'ardeur... quelque chose de très poétique, mais qui ne vient jamais, au lieu de ça, la vie nous avale.
C'est ce qui m'arrive en ce moment. Je sais qu'il faut à tout prix que je me reprenne en main, mais j'ai le sentiment intérieur que quelque chose me manque, comme si il m'étais impossible de retravailler comme ça, du jour au lendemain, alors que depuis des semaines je n'arrive plus à m'en préoccuper. J'ai cette impression que je ne suis pas digne, ou qu'il faut passer par des jours de souffrance terrible pour repartir. Ça ne m'arrive pas !
Il y a une phrase que vous m'avez écrite bien souvent: il faut changer sa manière de penser.
J'ai pensé autrement alors: et si tous ces préceptes viennent de l'égo et sont là pour m'empêcher de les réduire ? Et si j'ai le droit, quand je le veux, de me rebeller à tout moment sans attendre quoi que ce soit, comme une rédemption totale ou une révélation, ou: "Pour guérir le traumatisme lié à l’effondrement des bases stables et sécurisantes sur lesquelles nous reposions, il nous a fallu sacrifier cette tempête d’émotions, en nous jetant dans le vide, dans l’inconnu."
Je crois que rien ne m'arrivera car je suis de glace.
Je suis tiraillé des deux côtés, je stagne, je ne fais rien, donc j'empire, et je n'ai plus que vous pour vous demander.
D'où faut-il partir? Peut-on partir alors que nous sommes noirs et nous laissons porter par la vie? Sommes-nous obligés de commencer en étant sincère? Peut-on commencer avec un coeur de pierre, ou faut-il qu'il brille déjà un peu pour pouvoir le transformer en or?
Merci,
germinal,