Le Grand Passage de Jeanne Guesné

Comment faire un voyage astral ? Expériences, méthodes, témoignages, technique voyage astral.

Modérateur : Noe

Répondre
Hors ligne Jean Pascal
#1
Avatar du membre
Messages : 709
Enregistré le : 25 mai 2010, 09:14

Le Grand Passage de Jeanne Guesné

Message le

Jeanne-Guesné.jpeg
Jeanne-Guesné.jpeg (13.27 Kio) Vu 2391 fois
Jeanne Guesné est une ancienne infirmière connue pour ses ouvrages sur la spiritualité et le paranormal.
Elle disait, en particulier, pratiquer le voyage astral depuis 1938.
cover.jpeg
cover.jpeg (113.49 Kio) Vu 2391 fois
Mes expériences de dédoublement et de voyage hors du corps

TABLE
Lettre-préface de Jean E. Charon
Introduction par Daniel Jeandet
Avant-propos
Observations expérimentales
Le rêve insolite et déterminant
Matérialité au cours du dédoublement
A la découverte des instants vécus
Mme T. — L'Eveil
Mes racines familiales
Souvenirs d’enfance
Impressions de voyages
Remarques sur la temporalité
La pensée analogique
La « présence »
L’intensité comme forme de vie expérimentée
La leçon de vie de la rose
A propos de la réincarnation
Epilogue
Dialogue

A la mémoire de Mme T. qui éveilla la VIE dans « ma » vie.
Trois mille six cents fois par heure, la seconde chuchote : Souviens-toi. » Baudelaire.



AVANT-PROPOS

J'ai très longtemps hésité avant de livrer le témoignage de cette expérience insolite. Mais dans la mesure où je me rapproche du terme logique de mon existence, de son effacement définitif, je sens que je ne dois pas la taire, quelle que soit l’audience qui lui soit réservée.

L’expérience est un fait, le raisonnement en est un autre. Le raisonnement est incompatible avec une certaine forme de réalité que l’expérience m'a fait découvrir, expérience qui se dérobe à toute formulation précise puisque je dois me servir de termes exclusivement sensoriels pour la traduire verbalement.

Voici les faits dans toute leur nudité : après treize mois de certains efforts quotidiens, sur lesquels il n’entre pas dans mon propos de donner des précisions, j’ai quitté volontairement et consciemment mon corps, sans que ma conscience d’exister soit interrompue.

Il est certain qu’à priori cela paraît incroyable. Je ne cherche aucunement à convaincre qui que ce soit. Je vous livre simplement certaines constatations, que j’ai pu effectuer avec la plus grande lucidité, en dehors de mon organisme physique.

Il n’est absolument pas question, ici, de technique hypnotique, d’autosuggestion ou d’extase, ressemblant de près ou de loin aux pratiques de soi-disant yogas ou systèmes de méditations qui prolifèrent à notre époque. C’est au contraire une lucidité et une conscience de la vie, accrues en dehors de toute imagination. J’ajoute que mon entourage immédiat et mes nombreux amis s’accordent à me reconnaître un bon équilibre psychologique.

Une question s’est toujours posée à mon esprit avec une grande acuité : le problème de la mort. Je sais aujourd’hui qu’il n’existe pas de réponse par le canal de la pensée analytique ; il s’agit d’un fait concret qu’elle ne peut traduire puisqu’elle ne l’a pas vécu.

Or, je ne prétends pas avoir fait l’expérience de la mort. J’ai fait l’expérience de quitter mon corps à plusieurs reprises. Je me suis sentie exister hors de lui, restant tout près, et le voyant, ou au contraire allant très loin et le réintégrant sans interruption de conscience, en toute lucidité. La première fois, il y a trente-neuf ans.

Il m’est impossible en quelques pages ou en quelques minutes de résumer toutes les observations que ce « moi», ce « je » a enregistrées hors de mon corps. Je ne peux que vous dire ma certitude ultime : rien n’est terminé hors de lui. Il est certain qu’il s’agit de l’acte le plus extraordinaire qui puisse être vécu par un être humain.

De toute évidence il faut posséder un très grand calme, beaucoup de bon sens et un esprit critique qui observe au maximum, avec l’impartialité et l’objectivité du chercheur scientifique. Une assez longue pratique se révèle indispensable pour acquérir un minimum de contrôle sur ce qui se passe.

La première condition est d’être éveillé et intensément lucide au moment où s’opère la séparation. Il est certain qu’il s’agit d’exister dans un espace-temps différent de celui qui nous est habituel, car l’intensité de la sensation d’être vivant et conscient est très supérieure à celle ressentie dans l’état de veille quotidien.

Une constatation s’avère fondamentale dans ce nouvel état de l’Etre : la moindre pensée s’actualise instantanément, C’est-à-dire que si vous pensez « chat », le chat est là ; « rose », la rose est là. Mais si vous pensez « serpent », « lion », le serpent, le lion sont là également, avec une réalité impressionnante. Je vous laisse imaginer quelles terreurs, quelles paniques en découlent.

Vous mettez très longtemps à comprendre que toutes ces choses et ces créatures que vous voyez, sont des créations de votre propre esprit, et, qu’en dehors de lui, qui les fait apparaître, elles n’ont pas d’existence réelle. Il m'a fallu plus de dix années d’expériences répétées (toujours accompagnées, à l’instant crucial de l’arrachement, d'une peur extrême) pour que cette réalité de la pensée créatrice s’impose à ma conscience hors du corps, me rendant libre de ses créations.

Je sais très bien que mes paroles ne rencontreront que scepticisme. De toute façon, je n'ai nullement l’intention de vous engager à m’imiter, car il existe un réel danger pour le cerveau et pour le cœur, qui peuvent très bien ne pas résister au choc très rude de la séparation ou du retour. Il s’agit là d’un acte que je qualifie d’antinaturel et qui comporte de très grands risques ; seul mon désir intense de connaître, en la vivant, cette possibilité, justifie pour moi le fait de les avoir assumés.

Par exemple, il m’est arrivé plusieurs fois de réintégrer mon corps sans pouvoir rétablir avec lui le moindre contact. Je m’éprouvais bien vivante à l’intérieur de lui, mais tel un cadavre, il demeurait inerte.

La première fois que cela se produisit, je pensai vraiment que ma vie en lui était terminée et j’acceptai ma mort. Aussitôt une pensée fulgurante s’imposa a ma compréhension : « Tu ne peux pas mourir, tu es la Vie... » et instantanément, mes paupières s’ouvrirent, mes membres s’animèrent, le contact était rétabli.

Lorsque les mêmes incidents se reproduisirent ultérieurement, j’utilisai un procédé très simple : je m’endormais, et le réveil était toujours très normal. Je n’ai jamais vraiment maîtrisé ma manifestation hors du corps. J’ai toujours plus ou moins subi des impulsions inconnues. Par exemple, je fus souvent entraînée à des vitesses vertigineuses, sans possibilité de contrôle sur ma direction, avec des chutes verticales effrayantes dans un vide obscur, ou au contraire, des envolées en spirales à travers des espaces lumineux, et cent autres choses encore.

Avec le recul des années, je vois que de ces expériences insolites, date ma certitude aujourd’hui viscérale, qu’il existe la Vie Totale incluant tous les « moi », tous les « je», et simultanément mon petit « moi », mon petit « je », processus particulier dans le Processus Universel Infini.

Je sais très bien que le lecteur désirerait des descriptions détaillées de ce que j’ai pu « voir » pendant ces « sorties » hors de mon organisme physique. Mais je sais que les images enregistrées dans l’état de veille habituelle sont, à origine des impulsions électriques transmises de rétine aux neurones spécialisés de mon cerveau, et proviennent d’ondes électromagnétiques. Donc, ce que je peux voir hors de mon corps se réfère sans nul doute à un processus analogue entre certaines ondes et la matérialité du « support » » de ma conscience dans cet état transcorporel. Vous comprenez ma prudence et ma réticence à rapporter mes constatations. La certitude la plus indubitable est que la Vie de ma conscience continuait de fonctionner, sur rythme d’une intensité très supérieure à celui de la vie quotidienne, un peu comme un appareil branché sur du courant 110 volts passant soudain sur du 220 volts sans exploser.

Hors ligne naoTsuen
#2
Avatar du membre
Messages : 59
Enregistré le : 30 août 2013, 20:20
Localisation : Prunoy

Re: Le Grand Passage de Jeanne Guesné

Message le

ah, merci Jeanne ... ça aide drôlement de se dire que c'est dangereux de sortir :cry:
Parce que bon, à part la paralysie du sommeil qu'elle vivait sans savoir que c'était normal (il n'y'avait pas encore de nom là dessus peut-être ?), je ne vois pas de quoi elle veut parler (et elle se garde bien d'en parler s'il y'en a), à moins qu'il n'y ait rien du tout à en dire parce qu'il n'y'en a point: j'en veux pour preuve nos retours magistraux que chacun de nous fait le matin après y être allé faire un petit tour ou deux, le plus naturellement du monde, tellement naturellement même que bien souvent on ne s'en rappelle même pas.

A moins qu'elle n'ait rejoint à l'époque quelque mouvement obscurantiste d'un phénomène tellement naturel qu'il fallait vite le discréditer aux yeux des enfants en leur faisant peur avec des broutilles ?
Bref ce n'est pas logique de dire: je faisais ça et ça et ça et de défendre après de le faire, ... Dommage parce qu'on a besoin de témoignages d'expérienceurs ... mais là justement, grand silence sur ce qu'elle en a vécu sous couvert de la prudence d'interprétation. La chasse aux sorcière ne devait pas encore être finie ? On a de la chance nous autres d'en parler librement sur un forum :).

Sinon je me retrouve quand elle parle des projections qu'elle a su à peu près maîtriser, ces couleurs qu'elle s'apercevait peu à peu apposer sur la toile de fond bien réelle et non créées des lieux où sa conscience allait ... il faut bien que le peintre peigne sur quelque chose d'un peu tangible quand même.
Nous sommes le rêve d'un dormeur si profondément endormi qu'il ne sait plus qu'il nous rêve " Jean Cocteau

Hors ligne Jean Pascal
#3
Avatar du membre
Messages : 709
Enregistré le : 25 mai 2010, 09:14

Re: Le Grand Passage de Jeanne Guesné

Message le

Bonjour,

Je n'ai fait aucune censure de l'extrait et j'attendais que quelqu'un réagisse sur ce "danger pour le cerveau et pour le coeur" dont parle Jeanne Guesné.

Les détracteurs du voyage astral avancent régulièrement cet argument ainsi que "l'antinaturel".

Les premiers chrétiens appelaient le corps astral "corps naturel" et le corps physique "corps charnel".
Cela en dit long.
Le naturel de l'époque est devenu anti-naturel pour ceux qui ont oublié et sont devenus peureux.

J.G. est intéressante car elle pratique, donc parle en connaissance de cause, mais emploie un langage "inadapté". Les concepts des années 40 à 70 n'étaient pas au point.

Je témoigne d'une expérience de groupe pendant laquelle nous vocalisions les mantras TCHIS TCHES TCHOS TCHOUS TCHAS bien concentrés.
Soudain nous entendîmes hurler. C'était mon épouse, je pris peur. Que lui arrivait-il ?
Elle est très réceptive, et dans les débuts de nos pratiques, elle vivait à chaque fois des phénomènes inconnus.
Cette fois-ci, elle nous expliqua ensuite qu'elle ne pouvait plus rentrer dans son corps physique.
L'explication est qu'elle avait pris peur en astral en se voyant détachée de son corps physique qui était assis sur la chaise.
Elle ne pouvait plus revenir car l'émotion était en quelque sorte crispée. Il a fallu qu'elle se calme intérieurement et elle est revenue sans problème.
L'étonnant est que son corps physique avait crié alors qu'elle était en astral.
La peur avait commandé le cri "à distance".
C'est la seule et unique fois où elle a eu un souci pour réintégrer son corps.
Ensuite elle a compris.

La pratique dans laquelle soudain on se voit nez à nez avec un serpent est aussi surprenante et peut impressionner.
Nous savons qui est le Serpent Sacré, ainsi la connaissance maintient la peur à distance et évite la panique inutile.
Ou 2 serpents qui s'entrelacent en nous fixant.

Répondre