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Modérateur : Noe

Hors ligne Noe
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Re: mourir d'instant en instant

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Bonjour frères de mon âme,

Tout d'abord, à l'invitation de personnelle de Jean Pascal, je vais répondre courtoisement aux trois questions, mais auparavant j'aimerais également te poser une question :

Si tu possédais la faculté du dédoublement astral pour faire un voyage astral avec la conscience éveillée, penserais-tu aller dans les registres akashiques pour aller modifier tes messages et par là même modifier ton passé. Ne penses-tu pas qu'il est plus urgent de vivre dans l'instant présent et de mourir d'instant en instant ?

Il me semble plus qu'inutile que de perdre son temps dans le passé et de rectifier le passé en s'imaginant modifier un niveau d'être ou tout autre chose. Nous possédons tous l'orgueil ainsi que tous les autres vices ou défauts psychologiques tant que nous n'avons pas réduit en poussière cosmique l'intégralité de l'Ego et du Moi pluralisé. Ce travail correspond à la deuxième montagne.

Ainsi pour répondre à la 1ère question, « qui écrit », cela semble évident que la personne qui écrit est ma personne qui est une machine humaine prisonnière de l'ego. Cependant, lorsqu'on est capable de discernement pour entendre la voix de l'Être, il est clair que la machine humaine, ou plutôt la petite partie éveillée de la machine humaine, va tout faire pour faire passer le message qu'elle aura reçu de l'Être. Et c'est là qu'il est nécessaire d'être miséricordieux et tolérant, car le message sera perçu et bien entendu mais pour ensuite écrire ce message, il faudra apprendre à écrire avec sa personnalité, et accepter les défauts ou erreurs possibles. La perfection en monde ne peux pas exister, car chaque tête est un monde, et il est nécessaire de l'accepter.

Quant à la 2ème question, il me semble avoir déjà répondu ci-dessus également, car pourquoi perdre son temps à rectifier son passé. De plus, le passé n'appartient qu'à l'intellect, car cette vieille notion du passé n'existe pas dans le plan astral et encore moins dans les plans supérieurs de la conscience. Et je le répète encore, qu'il est plus judicieux d'apprendre à vivre d'instant en instant, afin de mourir de moment en moment, plutôt que de batailler dans un passé illusoire et créé uniquement par l'intellect.

Et enfin pour la 3ème question, il me semble également y avoir déjà répondu, car chaque tête est un monde et il faudrait demander à chaque personne sa raison ou sa motivation concernant son pseudo. Pour ma part, ce pseudo s'est imposé à ma conscience et je ne l'ai pas vraiment choisi.

Je souhaite ne pas avoir blessé quiconque avec ces mots car il n'a jamais été un crime que de dire la Vérité. D'ailleurs, c'est à juste titre que le Bouddha Maitreya s'est exprimé en disant que :

« le discernement est la perception directe de la Vérité, hors du processus du raisonnement ».

Cette phrase est un extrait de la Kabbale hébraïque (voir en fin de chapitre) : http://www.don-et-compassion.com/kabbal ... ement.html
____________________________________________________
J'en profite maintenant pour dire à tous nos frères qui nous lisent, qu'il est urgent et incontournable d'éveiller le Feu sacré de la Kundalini, et de mettre à la Lumière chacune des 33 vertèbres de la moelle épinière afin d'illuminer le cerveau.

Cependant pour parvenir à éveiller le Feu sacré, il est d'abord nécessaire de mourir et d'abandonner toutes les mauvaises habitudes de l'animal intellectuel, et de changer totalement sa manière de penser. C'est ce que disait également le Bouddha Maitreya dans un de ses derniers livres : « Pour le Petit Nombre », chapitre 5, Shunyata : http://don-et-compassion.com/petit-nomb ... ateur.html

Nous vivons dans un monde d'action et de résultat, ou mieux encore de cause à effet. Comment peut-on garder ses anciennes et vieilles habitudes de penser et vouloir en même temps éveiller le Feu sacré de Kundalini ? Ceci est réellement impossible à réaliser, si on ne meurt pas d'abord.

Mourir d'instant en instant, de moment en moment, voilà ce qui est le plus important. Car ce n'est qu'en mourant que pourra naître ce que l'on nomme l'Amour. Et de cet Amour, viendront les enchantements de l'Amour, puis l'éveil de Devi Kundalini. L'Essence divine est Amour.

Que les fleurs de la félicité puissent naître dans tous les coeurs !
Noe
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Lorsque le Coeur s'ouvre à la Compassion,
Les fleurs de la félicité fleurissent dans tous les coeurs.


Disponible via skype pour toute aide pratique.

Hors ligne Lot
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Re: présentation

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Chers Amis,

Cette petite « digression » de notre ami Jean-Pascal, nous permet d’exposer au grand jour des faits qui peuvent orienter positivement les lecteurs de ce forum.
Merci à Jean Pascal pour cela, et merci à Noé pour avoir apporté les développements nécessaires permettant ainsi d’éclairer merveilleusement sa réponse pour le bien de la grande cause.

Cette situation me permet d’illustrer cet échange à travers ma propre expérience et c'est ce que j’aimerai vous faire partager.

Lorsque Jean Pascal a posté son message, j’ai souhaité d’abord comprendre le fond de sa question, pour ensuite essayer de comprendre comment y répondre.
Après quelques minutes, je pensais avoir compris ce qui tracassait le mental de notre cher ami, et aussi la manière, bien sur personnelle, d’y répondre…

Mais, il s’est passé la chose suivante, ma personnalité, machine humaine contrôlée par toute ma légion de moi psychologiques, s’est mise en travers de cela.
Je comprenais que certaines « notions » devaient être exposées « pour le bien de tous », mais la paresse, auxiliaire de la mauvaise volonté, me domina. En vérité, j’en eus assez de répondre à toutes les innombrables questions du mental (cela n’a rien de personnel avec notre Frère de cœur Pascal) et je me contentais du « service minimum ».
Je confesse que je n’étais pas pleinement satisfait de la façon dont cela s’était passé mais c’était fait, on pourrait dire « le mal était fait ».

La responsabilité de nos paroles est grande lorsque nous prenons l’engagement d’ouvrir le dialogue avec nos frères humains, à propos du travail d’éveil de la conscience.
Cette responsabilité exige un grand sacrifice, car si nous voulons être justes - au sens de l’axiome « sois dans tes pensées comme dans tes actes », - nous ne pouvons pas répondre selon nos envies ou caprices du moment.
Ainsi, à travers nos échanges, nous sommes sans cesse confrontés à notre propre réalité intime, la réalité que nous avons l’ego bien vivant en nous-mêmes, dans lequel l’essence divine embouteillée, souffre le martyre.
Cela est ainsi aussi longtemps que nous nous n'avons pas réduit en cendres le moi psychologique.

Cet ego pluralisé bien vivant est l’obstacle, lorsque nous nous identifions à lui, à l’avènement du Feu en nous-mêmes.

Ainsi, cher Jean Pascal, un forum dédié à la « Connaissance de soi » ne peut être en effet un lieu de dérision.

Puisse la Compréhension nous réunir dans le coeur,
L.
"Le temps s'écoule plus vite que notre poussière"

Hors ligne urania-vénus
#13
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Re: présentation

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Bonsoir
me voici sans voix devant tant de sagesse et d'écrits tout autant sages. Bienvenue cher Pascal, tes propos montrent une telle abnégation, et nous de loin nous ne pouvons qu'admirer et encourager une âme qui a découvert à quel point elle ne vaut rien, oui dans cette boue dans laquelle nous nous vautrons au quotidien, nous ne sommes Rien, les vies sont passés,les années passent, et nous sommes encore là, amnésiques, pauvres enfants qui avons oublié jusqu'à nos noms, nos parents,nos familles le pays d'où nous venons, perdus ici dans les labyrinthes de notre propre folie dans ce vaste hôpital où chaque jours nous voyons passer et repasser nos semblables atteints de la même maladie dont nous souffrons tous: l'Ego Animal, maladie qui nous a déconnecté depuis des temps immémoriaux de nos parents internes.
Urania-Vénus est mon pseudo, reflète t-il qui je suis réellement? peut être un certain besoin d'aimer,(uranus et vénus deux planète oh combien suggestives en matière d'amour...) je me penche sur la question puisque tu en parles, mais y a de tous en matière de pseudo, douce fantaisie qu'on peut se permettre lorsqu'on a l'impression de ne pas être vu ou reconnu, mais nous ne cacherons jamais quoi qu'on fasse ce que nous sommes réellement.

Hors ligne Jean Pascal
#14
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Re: premiers pas sur le chemin

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Je souhaite partager un texte édifiant écrit il y a presque un siècle par une grande Dame.

PREMIERS PAS SUR LE CHEMIN DE L'OCCULTISME

HELENA PETROVNA BLAVATSKY 2ème édition française (1923)

OCCULTISME PRATIQUE (Important pour les étudiants)

Bien des gens cherchent un enseignement pratique de l'occultisme. Il devient nécessaire, par conséquent, d'exposer une fois pour toutes :

a) La différence essentielle entre l'occultisme théorique et l'occultisme pratique ; entre ce qui est généralement connu, d'une part, sous le nom de Théosophie, et, d'autre part, sous celui de Science Occulte ; et :

b) La nature des difficultés inhérentes à l'étude de celle-ci.

Il est facile de devenir Théosophe. Quiconque possède une intelligence moyenne et un certain goût pour la métaphysique ou qui mène une vie pure et dénuée d'égoïsme, trouvant plus de joie à donner de l'aide à son prochain qu'à en recevoir lui-même ; qui est toujours prêt à sacrifier ses propres joies pour l'amour d'autrui ; aimant la Vérité, la Bonté et la Sagesse pour ce qu'elles sont en soi et non pour les avantages qu'elles peuvent procurer - celui-là est un théosophe.

Mais tout autre chose est-ce d'entrer sur le Sentier qui mène à la connaissance de ce qu'il est bon de faire, au discernement juste entre le bien et le mal ; Sentier qui mène aussi l'homme vers ce pouvoir au moyen duquel il pourra faire le bien qu'il désire, souvent même, en apparence, sans avoir besoin de lever un doigt.

En outre, il est un fait important que doit connaître l'étudiant : c'est la responsabilité énorme, presque sans limites, assumée par l'Instructeur pour l'élève. Depuis les Gourous de l'Orient enseignant ouvertement ou en secret, jusqu'aux quelques Cabalistes des pays occidentaux qui entreprennent d'inculquer à leurs disciples les rudiments de la Science Sacrée - ces hiérophantes étant souvent eux-mêmes ignorants du danger qu'ils attirent sur eux - tous ces « Instructeurs » sont soumis à la même inviolable loi. Dès le moment où ils commencent à enseigner vraiment, dès l'instant où ils confèrent à leur élève un pouvoir quelconque - psychique, mental ou physique - ils assument la responsabilité de tous les péchés de cet élève relatifs aux sciences occultes, péchés d'omission ou de commission, jusqu'au moment où, par l'Initiation, l'élève sera devenu un Maître à son tour responsable. C'est une loi religieuse, grandement vénérée et observée dans l'Église Orientale Orthodoxe, à moitié oubliée dans l'Église Romaine et absolument abolie dans l'Église Protestante. Elle date des tous premiers temps du Christianisme, et sa base se trouve dans cette loi qui vient d'être exposée et dont elle est un symbole et une expression. C'est le dogme des rapports absolument sacrés existant entre le parrain et marraine qui tiennent un enfant sur les fonts baptismaux. Ils prennent tacitement sur eux tous les péchés de l'enfant nouvellement baptisé - lequel reçoit l'onction, comme dans l'initiation, mystère en vérité ! - jusqu'au jour où l'enfant sera devenu une unité responsable, connaissant le bien et le mal. C'est pourquoi les « Instructeurs » sont si réservés et pourquoi on exige des « chélas » un service de sept années de probation pour prouver leur aptitude et développer les qualités nécessaires à la sécurité du Maître et de l'élève.

L'Occultisme n'est pas la Magie.

Il est relativement facile d'apprendre l'emploi des sortilèges et les méthodes pour employer les forces plus subtiles, mais cependant matérielles, de la nature physique ; les pouvoirs de l'âme animale dans l'homme sont vite éveillés ; les forces que son amour, sa haine, sa passion peuvent appeler à l'activité, sont promptement développées. Ceci est la magie noire - de la sorcellerie. C'est le mobile et le mobile seul qui fait que l'exercice d'un pouvoir quelconque devienne de la Magie noire (malfaisante) ou blanche (bienfaisante). Il est impossible de se servir de forces spirituelles s'il reste dans l'opérateur la moindre teinte d'égoïsme. Car, à moins d'une intention entièrement pure de tout alliage, la force spirituelle se transformera en force psychique, elle agira sur le plan astral et pourra produire des résultats néfastes.

Quelles sont dès lors les conditions requises pour devenir un étudiant de la Divina Sapientia ? Car on doit savoir qu'aucune instruction de ce genre ne saurait être donnée à moins que certaines conditions ne soient remplies et rigoureusement observées pendant les années d'études. C'est un sine qua non. Nul homme ne peut nager à moins d'entrer dans l'eau profonde. Nul oiseau ne peut voler à moins que ses ailes n'aient poussé et qu'il n'ait de l'espace devant lui et le courage de se risquer dans les airs. Un homme qui veut manier une épée à deux tranchants doit passer maître dans le maniement de l'arme émoussée, s'il ne veut pas se blesser lui-même ou, pis encore, blesser autrui au premier essai.

Pour donner une idée approximative des seules conditions auxquelles peut être abordée avec sécurité l'étude de la Divine Sagesse, c'est-à-dire sans danger de voir la Magie Divine faire place à la magie noire, nous donnons une page des « règles privées » dont chaque instructeur en Orient est muni. Les quelques passages qui suivent sont choisis parmi un grand nombre et expliqués entre crochets.

1. Avant que le disciple soit autorisé à étudier « face à face », il devra acquérir une compréhension préliminaire dans un groupe choisi d'autres upâsakas (disciples) laïques, dont le nombre doit être impair. [« Face à face » veut dire, dans ce cas, une étude indépendante ou à l'écart des autres, lorsque le disciple reçoit son instruction face à face soit avec lui-même (son Soi Supérieur, divin), soit avec son Gourou. C'est alors seulement que chacun reçoit la part d'instruction qui lui est due, selon l'emploi qu'il a fait de son savoir. Ceci ne peut avoir lieu que vers la fin du cycle d'instruction.]

2. Avant que tu (l'Instructeur) n'enseignes à ton lanou (disciple) les bonnes (saintes) paroles de Lamrin, ou ne lui permettes de « faire les préparatifs » pour Dubjed, tu veilleras à ce que son mental soit entièrement purifié et en paix avec tous, surtout avec ses autres « soi ». Faute de quoi les paroles de sagesse et de la bonne Loi seront éparpillées et emportées par le vent. [Lamrin est un ouvrage d'instructions pratiques de Tsong-Kha-Pa, en deux parties, l'une pour l'usage ecclésiastique et l'autre pour l'usage ésotérique. « Faire les préparatifs » pour Dubjed, c'est préparer les objets employés pour la voyance, tels que miroirs et cristaux. « Les autres soi » désigne les condisciples. A moins que la plus grande harmonie ne règne parmi les étudiants, aucun succès n'est possible. C'est l'instructeur qui fait la sélection, selon la nature magnétique et électrique des étudiants, réunissant et combinant avec le plus grand soin les éléments positifs et négatifs.]

3. Pendant l'étude, les upâsakas doivent avoir soin d'être unis comme les doigts d'une même main. Tu graveras en leur esprit que ce qui nuit à l'un nuit aussi aux autres ; et si la joie de l'un ne trouve pas d'écho dans le coeur des autres, c'est que les conditions requises font défaut et il est inutile de continuer. [Ceci ne peut guère se produire si le choix préalable a été fait conformément aux nécessités magnétiques. On a vu des chélas qui, par ailleurs, donnaient des espérances et paraissaient qualifiés pour recevoir la vérité, être forcés d'attendre pendant des années par suite de leur caractère et de l'impossibilité pour eux de s'adapter, de se mettre « au diapason » de leurs condisciples.] Car :

4. Les condisciples doivent être accordés par le Gourou comme les cordes d'un luth (vina), chacune différente des autres, mais émettant cependant des sons en harmonie avec toutes. Collectivement, ils doivent former un clavier répondant en toutes ses parties à ton plus léger contact (le contact du Maître). Ainsi, leur mental s'ouvrira aux harmonies de la Sagesse, pour vibrer comme connaissance en chacun et en tous, produisant des effets agréables aux dieux tutélaires (ou patrons angéliques) et utiles au lanou. Ainsi, la Sagesse se gravera pour toujours sur leurs coeurs et l'harmonie de la Loi ne sera jamais rompue.

5. Ceux qui désirent acquérir la connaissance conduisant aux Siddhis (pouvoirs occultes) doivent renoncer à toutes les vanités de la vie et du monde (suit une énumération des Siddhis).

6. Nul ne peut sentir de différence entre lui-même et ses condisciples, se disant : « Je suis le plus sage », « Je suis plus saint et plus agréable à l'instructeur ou dans la communauté que mon frère », etc., et rester disciple. Ses pensées doivent être principalement fixées sur son coeur pour en éliminer toute pensée d'hostilité envers quelque créature vivante que ce soit. Il (le coeur) doit être rempli du sentiment de sa solidarité avec le reste des êtres comme avec tout ce qui est dans la nature ; faute de quoi aucun succès n'est possible.

7. Le mental doit rester fermé à tout sauf aux vérités universelles de la nature, de peur que la « Doctrine du Coeur » ne devienne plus que la « Doctrine de l'oeil » (c'est-à-dire un ritualisme exotérique vide de sens).

8. La méditation, l'abstinence en toutes choses, l'observance des devoirs moraux, les bonnes pensées, les bonnes actions et les bonnes paroles, ainsi que la bienveillance envers tous et le complet oubli de soi-même, tels sont les moyens les plus efficaces pour acquérir la connaissance et se préparer à la réception d'une sagesse plus élevée.

Ces 8 extraits sont pris parmi quelques 73 règles, qu'il serait inutile d'énumérer, car elles n'auraient pas de sens en Europe. Mais ces quelques fragments suffisent à faire voir combien sont immenses les difficultés dont est hérissée la voie de l'aspirant « upâsaka », né et élevé dans les pays occidentaux.

Toute éducation occidentale a pour base le principe de l'émulation et de la lutte ; chaque enfant est poussé à apprendre plus vite, à devancer ses camarades et à les surpasser de toutes les façons possibles. Ce qui est qualifié à tort de « concurrence ou rivalité amicale » est cultivé assidûment et le même esprit est entretenu et fortifié en chaque détail de la vie.

En Orient, l'esprit de « non-séparativité » est inculqué aussi assidûment dès l'enfance que l'esprit de rivalité l'est en Occident. L'ambition personnelle, les sentiments et les désirs personnels ne sont pas encouragés à devenir aussi envahissants. Lorsque le terrain est naturellement bon, il est cultivé dans le sens voulu et l'enfant devient un homme en qui l'habitude de subordonner le soi inférieur au Soi Supérieur est forte et puissante. En Occident, les gens pensent que leurs propres sympathies et antipathies pour les hommes et les choses sont des principes directeurs sur lesquels ils ont à régler leur façon d'agir, lors même qu'ils n'en font pas la loi de leur vie et ne cherchent pas à les imposer aux autres.

Que ceux qui se plaignent de n'avoir appris que peu de choses dans la Société Théosophique prennent à coeur les paroles d'un article du Path : « La clé dans chaque degré est l'aspirant lui-même ». Ce n'est pas « la crainte de Dieu » qui est « le commencement de la Sagesse », mais la connaissance du Soi qui est la SAGESSE MÊME.

Combien grande et combien vraie apparaît, dès lors, à l'étudiant en Occultisme qui commence à se rendre compte de quelques-unes des vérités précédentes, la réponse de l'Oracle de Delphes à tous ceux qui cherchaient la Sagesse Occulte - paroles redites avec insistance maintes et maintes fois par le sage Socrate : HOMME, CONNAIS-TOI TOI-MÊME.

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