Mantras utiles pour la méditation

La méditation, pourquoi et comment méditer, exercices de méditation... Des questions, c'est ICI.

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Hors ligne Jean Pascal
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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PROWEOA

1959 Logos, Mantras, Théurgie CHAPITRE 9 partie 6 Exercice spécial, les mondes internes :

Cet exercice donne la faculté de percevoir ce qui existe dans les Mondes internes dans n'importe quel plan physique, astral, mental, etc.

Quand l'étudiant a besoin de percevoir de façon clairvoyante quelque chose d'urgent, il se plongera dans une profonde méditation interne, en même temps qu'il vocalisera ce mantra : PROWEOA.

Il fera la vocalisation en allongeant le son de chaque voyelle. Il est nécessaire que les étudiants ésotéristes apprennent à se concentrer profondément.

La Concentration profonde, la Méditation parfaite et la Suprême adoration. Ce sont les trois échelles de l'initiation.

La Concentration, la Méditation, l'Adoration et les Mantras nous convertissent en de vrais Théurges. La Concentration, la Méditation et l'Adoration suprême nous apportent le Samadhi.

Il faut savoir se concentrer. Il faut savoir méditer. Il faut savoir vocaliser les Mantras et il faut savoir adorer.



1969 Cours ésotérique de Kabbale CHAPITRE11 La Force, la Persuasion :

L'Imagination :

Il y a deux sortes d'imagination. L'imagination mécanique (fantaisies) ; l'imagination consciente (clairvoyance).

Les étudiants gnostiques doivent apprendre à utiliser l'imagination consciente.


Pratique :

Assis confortablement ou allongé sur le dos, le disciple doit apaiser son mental et ses émotions.

Qu'il imagine à présent le Quetzal merveilleux flottant au-dessus de sa tête.

Qu'il récite mentalement le mantra de pouvoir PROWEOA. En vocalisant ce mantra, il attirera en imagination la divine image du Quetzal, splendide oiseau à l'admirable panache sur la tête et à la longue queue. Le disciple doit se familiariser avec cet oiseau et apprendre à le manier, car il peut grâce à lui éveiller ses pouvoirs internes.

Le mantra PROWEOA si utilisé par les écoles de la Grande Chaîne d'Or, nous permet d'amener à l'imagination consciente n'importe quelle image des mondes supérieurs. Nous voyons alors de façon clairvoyante. L'alchimiste doit utiliser ce mantra, durant la transe de la magie sexuelle, pour voir le Quetzal.

Hors ligne Jean Pascal
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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(Commentaire : Les deux chapitres ci-dessous sont une merveilleuse synthèse du pouvoir des mantras, du son, uni à la méditation, décrite en 5 phases, sur le fond de la pratique de dépouillement des 4 corps de "péché" afin d'atteindre le Samadhi, l'extase, en passant par la maîtrise de l'astral et l'éveil de la conscience.
A lire et relire car ils contiennent de nombreux mots-clés de l'enseignement. Ces textes sont très "nourrissants" et "inspirants". Mots-clés : corps, son, astral, méditation, mental, samadhi, Christ, conscience, Intime, colonnes, esprit, feu, volonté, interne...)


INRI et PANDER

1955 Les mystères du feu CHAPITRE 13 La Méditation Interne :

1. La méditation interne est un système scientifique pour recevoir de l'information.

2. Lorsque le Sage se plonge dans la méditation interne, ce qu'il cherche c'est de l'information.

3. La méditation est le pain quotidien du Sage.

4. La méditation comporte diverses phases :

Asana : posture du corps.

Pratyara : mental « blanchi ».

Dharana : concentration interne.

Dhyana : méditation interne.

Samadhi : extase.

5. Nous devons d'abord placer notre corps dans la position la plus confortable.

6. Avant de commencer la concentration, nous mettrons notre mental en blanc, c'est-à-dire que nous retirerons de notre mental toute espèce de pensée.

7. Après cela, nous gravirons les échelons de Dharana, Dhyana et Samadhi.

8. Celui qui suit le sentier du Jnana Yoga se convertit en un Sannyasin de la pensée.

9. D'abord, nous concentrerons notre esprit sur le corps physique et, après avoir médité profondément sur ce qu'est ce merveilleux véhicule, nous le rejetterons alors de notre esprit en disant : je ne suis pas ce corps physique.

10. Ensuite nous concentrerons la pensée sur notre corps éthérique, et nous le rejetterons en disant : je ne suis pas ce corps éthérique.

11. Méditons maintenant profondément sur les corps astral et mental.

12. Ces deux corps sont les deux colonnes du temple qui s'appuient sur la pierre cubique de Jesod. Cette pierre cubique est le corps éthérique. Le disciple doit passer intérieurement entre ces deux colonnes du temple.

13. Ces deux colonnes sont l'une blanche et l'autre noire (Jakin et Bohaz).

14. Sur ces colonnes est gravé en caractères de feu le mot : INRI.

15. Ce mot de passe nous permettra de passer entre les deux colonnes du temple pour fonctionner dans le monde du Brouillard de Feu sans véhicule matériel d'aucune espèce.

16. Le disciple méditera profondément sur ces deux colonnes que sont les corps astral et mental. Il s'assoupira profondément. Il vocalisera mentalement le mantra INRI en allongeant le son de chaque lettre et en imitant le son aigu des grillons de la forêt jusqu'à arriver à donner à toutes ces quatre lettres un son aigu, un son uniforme, un son unique, un S allongé : Sssss.

17. Il faut s'identifier avec ce son sifflant, très aigu, pareil à la note la plus élevée que peut produire une fine flûte.

18. Dans la Rome auguste des Césars, le grillon était un animal sacré et se vendait dans des cages d'or à prix très cher.

19. Si nous pouvions avoir ce petit animal près de nos oreilles, méditant profondément sur le son qu'il émet, alors la note aiguë de ce petit animal éveillerait dans notre cervelet le même son.

20. Alors, nous pourrions nous lever de notre lit dans notre corps astral, et nous diriger vers l'Eglise Gnostique avec pleine conscience.

21. Il s'agit de la voix subtile mentionnée par Apollonius de Thyane. C'est le sifflement doux et paisible qu'Elie a entendu dans la caverne.

22. Lisons quelques versets de la Bible : « Et il a dit : Sors, et tiens-toi dans la montagne devant Jéhovah. Et voici Jéhovah qui passait, et il y avait un grand et puissant vent qui fendait les montagnes et brisait les rochers en avant de Jéhovah, mais Jéhovah n'était pas dans le vent. Et après le vent, un tremblement de terre ; mais Jéhovah n'était pas dans le tremblement de terre ».

23. « Et après le tremblement de terre, un feu ; mais Jéhovah n'était pas dans le feu. Et après le feu, un sifflement doux et léger ».

24. « Et quand Elie l'entendit, il se couvrit le visage avec son manteau, et il sortit, et il se tint à l'entrée de la grotte. Et voici qu'une voix lui parvint, disant : « Que fais-tu ici, Elie ? » (I Rois, 19,11-13).

25. Le disciple assoupi méditera profondément sur la colonne noire (le corps astral) et essaiera d'écouter le sifflement doux et paisible en disant : je ne suis pas le corps astral.

26. Le disciple méditera ensuite sur la colonne blanche (le corps mental) et essaiera d'écouter le son doux et paisible, la voix subtile, l'essence du INRI, le S sifflant, le son aigu des grillons de la montagne, et faisant un effort pour s'endormir profondément, le disciple rejettera le corps mental en disant : je ne suis pas le corps mental.

27. Le disciple concentrera tout son esprit sur la volonté, et ensuite rejettera le corps de la volonté en disant : je ne suis pas non plus la volonté.

28. Le disciple concentre maintenant son esprit sur la conscience, sur la Bouddhi (corps de la conscience), et il se dépouille à présent de ce merveilleux véhicule, en disant : je ne suis pas non plus la conscience.

29. Maintenant, le disciple se concentre sur son Intime, il s'assoupit profondément, il assume une attitude totalement enfantine et dit : je suis l'Intime, je suis l'Intime, je suis l'Intime.

30. Le disciple s'assoupit encore plus et dit : l'Intime n'est autre que le Fils du Moi-Christ.

31. L'étudiant médite profondément sur le Moi-Christ.

32. L'étudiant essaie maintenant de s'absorber dans le Moi-Christ. L'étudiant essaie de s'absorber en Lui, en Lui, en Lui.

33. L'étudiant se dit : je suis Lui, je suis Lui, je suis Lui.

34. Le mantra PANDER nous permettra de nous identifier avec le Moi-Christ pour agir comme Christ dans l'univers du Plérôme.

35. L'étudiant s'assoupit profondément. Le sommeil est le pont qui nous permet de passer de la méditation au Samadhi.

36. Il y a plusieurs sortes de Samadhi : astral, mental, causal, conscientif, de l'Intime, du Moi-Christ.

37. Dans le premier Samadhi nous entrons seulement au plan astral. Avec le second Samadhi, nous voyageons dans le corps mental à travers l'espace.

38. Avec la troisième sorte de Samadhi, nous pouvons fonctionner sans véhicule matériel d'aucune espèce dans le monde de la volonté. Avec la quatrième sorte de Samadhi, nous pouvons voyager dans le corps bouddhique à travers l'espace.

39. Avec la cinquième sorte de Samadhi, nous pouvons nous mouvoir sans véhicule d'aucune espèce dans l'Intime, dans le monde du Brouillard de Feu.

40. Avec la sixième sorte de Samadhi, nous pouvons fonctionner dans le Moi-Christ.

41. Il existe une septième sorte de Samadhi pour les grands maîtres du Samadhi. Alors, nous pouvons visiter les nucléoles mêmes sur lesquels est fondé l'univers. Ces nucléoles, pour parler de manière allégorique, sont les trous par où nous pouvons observer la terrible majesté de l'Absolu.




1973 Magie christique aztèque CHAPITRE 9 La méditation :

Dans les anciennes Ecoles des Mystères aztèques, après les épreuves auxquelles étaient soumis les candidats, ceux-ci pouvaient se mettre à travailler directement avec le Serpent à plumes. Nous ne voulons pas dire par là que vous avez passé victorieusement vos épreuves ; ceci, nous le verrons plus tard. En attendant, nous allons continuer à travailler par la méditation.

La méditation est le pain du sage. Quand le sage médite, il cherche Dieu, il cherche une information ou il cherche le pouvoir. Les clefs de la méditation sont au nombre de cinq :
1 posture confortable,
2 avoir fait le vide dans sa tête,
3 concentration,
4 introversion,
5 extase.

Assis dans la posture la plus commode pour vous, concentrez-vous sur votre corps physique et, après l'avoir examiné attentivement et avoir vérifié que vous n'êtes pas ce merveilleux véhicule, chassez-le de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps physique.

Concentrez-vous sur votre corps éthérique, identifiez-le, et après avoir observé avec soin sa très belle luminosité qui se détache du corps physique en formant une aura multicolore, et avoir vérifié que vous n'êtes pas ce second corps, chassez-le de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps éthérique.

Entrez plus à l'intérieur de vous-même et concentrez-vous premièrement sur votre corps astral et ensuite, sur votre corps mental. Ces corps sont les deux colonnes des temples maçonniques, Jakin et Bohaz, dont la base principale est la pierre cubique de Jesod, le corps éthérique. Concentrez-vous bien sur ces deux corps et, après avoir vérifié que vous n'êtes ni l'un ni l'autre, et qu'ils sont seulement deux autres instruments d'expression, chassez-les de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps astral, je ne suis pas mon corps mental.

Dépouillez-vous de vos quatre corps de péché en arrivant à cette étape de votre méditation et passez au milieu des deux colonnes, blanche et noire, du Temple qui est votre corps vivant et sur lesquelles est écrit en caractères de feu le mot de passe INRI.

Décomposez ce mot en deux syllabes et prononcez l'une immédiatement après l'autre ainsi : Iiiii Nnnnn Rrrrr Iiiii.

Ensuite, allez errer dans le monde du brouillard de feu sans vos quatre véhicules matériels.

Retrouvez votre corps pour continuer de travailler, concentrez-vous de nouveau sur la colonne noire de votre Temple vivant, votre corps astral ; essayez d'écouter le chant aigu du grillon dont nous avons parlé dans le chapitre IV. Chant aigu qui est l'essence du mot perdu INRI et sans cesser d'écouter ce chant aigu, qui sort maintenant des cellules de votre cerveau, concentrez-vous sur la colonne blanche, votre corps mental.

Ne vous arrêtez pas, continuez de méditer, concentrez-vous sur votre corps de volonté jusqu'à ce que vous en ayez conscience et, lorsque vous aurez vérifié que vous n'êtes pas cet autre corps, chassez-le de votre esprit en disant : je ne suis pas mon corps de volonté.

Faites un pas de plus dans votre méditation. Concentrez-vous sur votre corps de conscience, identifiez-le et vérifiez que vous n'êtes pas celui-ci, qu'il s'agit là d'un autre de vos merveilleux véhicules d'expression, et chassez-le en disant : Je ne suis pas mon corps de conscience.

Alors, vous vous demanderez : qui suis-je ? Une voix très calme et douce vous répondra : tu es moi, l'Intime, le reflet du Moi Christ ; toi et moi ne faisons qu'un. A ce moment-là, essayez de vous identifier à votre Christ interne ; vous sentez que vous êtes Lui ; dites : Je suis Lui, je suis Lui, je suis Lui.

Lorsque vous atteignez cet état de conscience, prononcez mentalement le mantra PANDER ; décomposez ce mantra en deux syllabes et prononcez-les l'une après l'autre, en prolongeant le son. Ce mantra vous aidera à vous identifier avec votre Christ interne.

Par l'introversion quotidienne, vous parviendrez à éveiller votre conscience à tel point que, pendant le sommeil, vous agirez en corps astral avec le même naturel et la même lucidité qu'en corps physique.

Et lorsque votre sincérité et votre dévotion vous permettront, dans votre extase, de visiter les noyaux sur lesquels se fonde l'Univers et qui allégoriquement parlant, ressemblent à des trous, vous pourrez contempler la Divine Majesté de l'Absolu.

La méditation interne accélère le réveil du serpent à plumes, dont l'ascension libère l'Initié de la Roue des Naissances, mais il faut aider son ascension en méditant d'abord en Ida, puis ensuite, en Pingala, courants de feu négatif à gauche et positif à droite qui montent de chaque côté de la moelle épinière jusqu'au chakra pituitaire, et qui précèdent, dans leur ascension, celle du Feu sacré de Quetzalcoatl.

Pour donner une opportunité à l'éthérique, qui durant le sommeil se consacre à réparer la fatigue du corps physique, nous sortons tous en corps astral ; mais vous devez sortir en corps astral à volonté, consciemment et autant de fois que vous le désirez. Dans le plan astral, nous vous soumettrons à certaines épreuves pour connaître vos qualités et vos défauts ; mais, si, malgré les exercices que nous vous avons donnés, vous n'êtes pas arrivés à sortir en corps astral à volonté, nous vous recommandons de pratiquer avec ténacité la méditation interne. Ainsi, vous retrouverez le pouvoir naturel de manoeuvrer votre corps astral, pouvoir que pour l'instant vous avez perdu.

Pratique : pendant sept jours au moins, et pas moins de trente minutes chaque fois, couché dans votre lit, avant de vous endormir, vous sentez que le Feu sacré de l'Esprit-Saint pénètre dans votre corps par le chakra pinéal, et que, lorsqu'il descend, il met en mouvement ses chakras pituitaire, laryngien, cardiaque et solaire, et continue de descendre jusqu'à votre chakra prostatique et le fait tourner, de gauche à droite, resplendissant comme un beau lotus de feu en mouvement.

Tous les matins après vous être préparé, mettez-vous le visage tourné vers l'Est comme nous l'avons recommandé dans le chapitre antérieur et prononcez les mantras INRI et PANDER jusqu'à ce que vous soyez familiarisé avec eux.

Hors ligne Jean Pascal
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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HAM SAH

(Commentaire : plusieurs conférences actuellement non traduites en français, expliquent l'utilisation et le pouvoir de ce mantra. Ci-dessous une synthèse incomplète. Les noms des conférences sont : PRACTICA CON EL MANTRAM HAM SAH ; ENSEÑANZAS FUNDAMENTALES SOBRE LA MEDITACIÓN ; LA CONQUISTA DEL VACÍO ILUMINADOR ; RECURSOS PARA LOGRAR EL VACÍO ILUMINADOR ; DECLARACIONES CATEGÓRICAS DEL PATRIARCA)


POUR ATTEINDRE LE VIDE ILLUMINATEUR

NOUS DEVONS PROFITER DE L'ÉNERGIE SEXUELLE POUR LE SAMADHI.

Installés dans une position confortable, inhalons, et en inhalant le Prana, imaginons que l'Énergie monte depuis les organes créateurs jusqu'au cerveau.

HAM SAH est le mantra de la Méditation. Ham pour inhaler, Sah pour exhaler.

En inhalant, le mantra HAM se vocalise avec le mental, avec le verbe silencieux, mais en exhalant, il est articulé avec le larynx créateur : SAH

Le mental doit être complètement calme. L'inhalation est chaque fois rendue plus profonde, et l'exhalation chaque fois plus courte.

Continuez avec cette pratique dans vos maisons, quotidiennement, incessamment, jusqu'à ce que s'obtienne, un jour, l'expérience du Vide Illuminateur, l'expérience de la Vérité.

Jésus le Christ a dit : « Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous rendra libres ».

Celui qui a obtenu de vivre la Vérité, est chargé d'un potentiel énergétique formidable qui lui permet de combattre plus avantageusement contre le Moi, pour le dissoudre, le désagréger.

Nous avons besoin d'accumuler des Forces en nous-mêmes, parce que nous sommes trop faibles, et ces Forces seulement nous sont données par le Soleil Sacré Absolu.

Les grands maîtres de la Méditation, arrivent à retourner la respiration en une inhalation pure ; et alors, celle-ci reste en suspens.

Impossible ceci, pour les scientifiques, mais réel pour les Mystiques ! HAM-SAH, est le Grand Souffle, HAM-SAH... est l'Astral. HAM-SAH est aussi un mantra qui transmute les Énergies Créatrices. La Méditation combinée avec le Tantrisme, est formidable. HAM-SAH est la clé.

Par conséquent, mes chers frères, je répète : DANS VOS MAISONS, PRATIQUEZ QUOTIDIENNEMENT.

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Le mantra HAM-SAH se prononce ainsi : HAM SAH, avec le HAM inspiré. Ce mantra est le symbole merveilleux qui, en Orient, rend fécondes les eaux chaotiques de la vie, le troisième Logos.

L'important est de savoir comment nous allons vocaliser ces mantras et quels sont leurs pouvoirs. Normalement les forces sexuelles circulent du dedans de manière centrifuge et c'est pour cela qu'existent les pollutions nocturnes, lorsque nous avons un rêve qui se situe dans le centre sexuel.

Si l'homme organisait ses fonctions vitales et qu'au lieu d'utiliser le système centrifuge il employait le système centripète, c'est-à-dire si l'homme laissait couler les forces sexuelles de l'extérieur vers l'intérieur grâce à la transmutation, même s'il avait un rêve érotique il n'aurait pas de pollution. Si l'on veut éviter les pollutions nocturnes, on doit savoir organiser ses forces sexuelles. Ces forces sexuelles se trouvent intimement reliées à l'alimentation, au prana, à la vie.

Il existe donc une relation profonde et intense entre les forces sexuelles et la respiration, lesquelles dûment combinées et harmonisées, provoquent des changements fondamentaux dans l'anatomie physique et psychologique de l'homme.

Durant la méditation, il faut imaginer l'énergie créatrice en action, la faire monter d'une façon rythmique et naturelle jusqu'au cerveau grâce à la vocalisation du mantra HAM-SAH, n'oubliant pas les inhalations et les exhalations de l'air de manière synchronisée, en parfaite concentration, harmonie et rythme.

L'inhalation doit être plus profonde que l'exhalation simplement parce que nous devons faire refluer l'énergie créatrice de l'extérieur vers l'intérieur, c'est-à-dire faire l'exhalation plus courte que l'inhalation.

Avec cette pratique arrive le jour où la totalité de l'énergie créatrice coule de l'extérieur vers l'intérieur et vers le haut de manière centripète et cette énergie créatrice se convertit en un instrument extraordinaire pour l'essence, pour éveiller la conscience.

Les yeux doivent être fermés durant la pratique, on ne doit penser absolument à rien durant cette méditation : mais, malheureusement, si un désir arrive au mental, le mieux que nous puissions faire c'est de l'étudier sans nous identifier avec ce désir, après l'avoir compris intimement, profondément, dans toutes ses parties, alors il est prêt à être mis à mort, à être soumis à la désintégration définitive au moyen de la lance d'Eros.

Si le souvenir de quelque événement de colère nous assaille, interrompons la méditation pour un moment et essayons de comprendre cet événement, disséquons-le, étudions-le et désintégrons-le avec le bistouri de l'auto-critique et ensuite oublions-le et continuons la méditation et la respiration.

Si, dans notre mental, surgit soudain le souvenir de n'importe quel événement de notre vie, ayant eu lieu il y a dix ou vingt ans, employons le même procédé de l'auto-critique et utilisons le même bistouri pour désintégrer ce souvenir et voir ce qu'il a de vrai. Une fois que nous sommes sûrs que plus rien n'arrive au mental, alors nous continuons à respirer et à méditer, ne pensant à rien et faisant résonner doucement le mantra HAAAMMM - SAH (les H se prononcent aspirés).

Ainsi, avec le mental dans une profonde quiétude et dans un silence authentique, l'essence pourra s'échapper, même si ce n'est que pour un moment, afin de s'immerger dans le Réel. Dans le Vide Illuminateur nous pouvons connaître la vérité telle qu'elle est et non comme elle nous semble, nous pouvons authentifier la réalité d'une fourmi, d'un monde, d'un soleil, d'une comète, etc.

Hors ligne Noe
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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Bonjour Pascal,

Je te remercie infiniment de nous faire partager ton savoir sur les mantras utiles pour la méditation. D'ailleurs, à mes débuts dans l'apprentissage de la méditation, je répétais sans cesse le HAM SAH, qui est certes un mantra très puissant.

Tout en parlant de méditation, je voudrais également faire référence au Chant du Bienheureux, la Baghavad-Gita, afin d'éclairer tous nos frères sur la nécessité de s'astreindre à la discipline quotidienne de la méditation, et en même temps, dire à quel point il est indispensable pour le mental de se détacher des sens qui rendent l'âme aussi invalide que la barque que le vent égare sur les eaux.

:idea:

"L’être inconscient de son identité spirituelle ne peut ni maîtriser son mental, ni affermir son intelligence ; comment, dès lors, connaîtrait-il la sérénité ? Et comment, sans elle, pourrait-il goûter au bonheur ? livre II, de la Bhagavad Gita, verset : 2.67

- "Comme un vent violent balaie sur l’eau une nacelle, il suffit que l’un des sens entraîne le mental pour que l’intelligence soit emportée. livre II, de la Bhagavad Gita, verset : 2.68

- "Aussi, ô Arjuna aux-bras-puissants, celui qui détourne ses sens de leurs objets possède-t-il une intelligence sûre. livre II, de la Bhagavad Gita, verset : 2.69

- "Ce qui est nuit pour tous les êtres devient, pour l’homme qui a maîtrisé les sens, le temps de l’éveil ; ce qui, pour tous, est le temps de l’éveil, est la nuit pour le sage recueilli. livre II, de la Bhagavad Gita, verset : 2.70

- "Celui qui reste inébranlable malgré le flot incessant des désirs, comme l’océan demeure immuable malgré les mille fleuves qui s’y jettent, peut seul trouver la sérénité ; mais certes pas celui qui cherche à satisfaire ces désirs. livre II, de la Bhagavad Gita, verset : 2.71

Bien amicalement dans la félicité de l'Être, l'Intime.
Image
Lorsque le Coeur s'ouvre à la Compassion,
Les fleurs de la félicité fleurissent dans tous les coeurs.


Disponible via skype pour toute aide pratique.

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Re: Mantras utiles pour la méditation

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(Commentaire : recherche exhaustive dans tout l'enseignement espagnol (8 textes concernés) pour une meilleure compréhension de la relation profonde qui existe entre ce mantra koan, la méditation, l’illumination et la magie sexuelle, certains chapitres sont cités en entier)

WU

1967 Le collier du Bouddha chapitre 18 Le Maître Chinois Wu Wen :

Le grand maître Wu Wen commença ses pratiques de méditation sous la sage direction du maître Tuo Weng.

Le premier travail de méditation se réalisa avec le Koan ou phrase mystérieuse suivante : « Ce n'est pas le mental, ce n'est pas le Bouddha, ce n'est rien ».

Wu Wen, assis dans le style oriental, concentrait son mental sur cette phrase en essayant de comprendre sa profonde signification.

En réalité, ce Koan ou phrase énigmatique est difficile à comprendre et, en méditant sur elle, avec le sain but d'expérimenter la vérité enfermée dans chacun des mots contenus dans cette phrase mystérieuse, il est clair qu'à la fin, le mental, ne pouvant connaître leur signification, tombe vaincu, comme blessé à mort, alors il se résigne, restant calme et silencieux.

Le maître chinois Wu Wen eut la joie de se trouver avec Yung Feng et Yueh Shan, et quelques autres frères, et, tous ensemble, ils s'engagèrent à travailler pour obtenir l'illumination.

Après quelque temps, Wu Wen se rendit auprès du maître Huai Shi, qui lui enseigna à méditer avec l'aide du mantra sacré WU. Ce mantra se chante mentalement avec la lettre U répétée deux fois U U en allongeant le son de la voyelle, comme pour imiter le son de l'ouragan quand il hurle dans une gorge de la montagne, ou le coup terrible des vagues contre la plage.

Ce mantra se chante mentalement quand nous pratiquons la méditation, pour arriver au calme et au silence du mental, quand nous avons besoin de vider le mental de toutes sortes de pensées, désirs, souvenirs, préoccupations, etc.

Ensuite, il se rendit auprès de Chang Lu où il pratiqua la méditation avec son compagnon qui désirait ardemment l'illumination finale.

Quand Wu Wen connut Chin de Huai Shang, ce dernier lui demanda : « Cela fait six ou sept ans que tu pratiques, qu'es-tu arrivé à comprendre ? Wu Wen répondit : « Chaque jour j'ai l'impression qu'il n'y a rien dans mon mental ».

Cette réponse fut très sage : Wu Wen avait déjà l'impression qu'il n'y avait rien dans son mental, son mental commençait à rester vide, la bataille des raisonnements arrivait à sa fin.

Wu Wen avançait merveilleusement, mais il lui manquait quelque chose et Chin lui dit : « Tu peux pratiquer dans le calme mais tu perds la pratique dans l'activité ». Ceci inquiéta beaucoup Wu Wen, puisqu'il touchait précisément son point faible.

Etre capable d'avoir le mental calme et silencieux, vide de toutes sortes de pensées, même quand nous avons faim, soif, même quand les moustiques nous piquent ou qu'il y a un grand tapage de gens à nos côtés est une chose très difficile, et c'était ce qui manquait à Wu Wen ; celui-ci pouvait pratiquer la méditation dans le calme, mais il ne pouvait pas pratiquer dans l'activité, c'est-à-dire, avec tous ces inconvénients.

« Que dois-je faire ? », demanda Wu Wen à Chin ; la réponse fut : « Tu n'a jamais entendu ce que dit Chung Lao Tzé ?. Si tu veux entendre ceci, mets-toi face au sud et contemple la Petite Ourse ».

Paroles énigmatiques, paroles exotiques, mystérieuses, difficiles à comprendre, et, le plus grave, c'est qu'il n'y a pas d'explication. Cela dit, Chin se retira.

Wu Wen resta terriblement préoccupé, il abandonna la pratique avec le mantra WU pendant une semaine et il concentra son mental en essayant de comprendre d'une façon totale ce qu'avait voulu dire Chin par ceci de se tourner vers le sud et de contempler la Petite Ourse.

Il le comprit seulement quand les moines qui l'accompagnaient dans le salon de méditation abandonnèrent l'enceinte pour passer à la salle à manger. Alors Wu Wen continua sa méditation dans le salon et oublia le repas.

Ceci, de continuer à méditer alors que c'est l'heure du repas fut quelque chose de très décisif pour Wu Wen, parce qu'alors il comprit la signification de méditer dans l'activité.

Wu Wen raconte que précisément, en ces instants, son mental devint brillant, vide, léger, transparent, ses pensées humaines se brisèrent en morceaux, comme de petits morceaux de peau sèche, il se sentit plonger dans le vide.

Une demi-heure plus tard, quand il retourna à son corps, il trouva que celui-ci était baigné de sueur. Alors il comprit ce qu'était voir la Petite Ourse, face au sud.

Il avait appris durant la méditation à faire front, à faire face à la Petite Ourse, c'est-à-dire à la faim, au tumulte, à toutes sortes de facteurs préjudiciables pour la méditation.

Depuis ce moment, plus aucun bruit, ni piqûres de moustiques, ni la contrariété de la faim, ni la chaleur, ni le froid, ne purent empêcher la parfaite concentration de sa pensée.

Plus tard, quand il visita de nouveau Chin, il put répondre avec une entière exactitude à toutes les questions qu'il formula, cependant il est douloureux de dire que Wu Wen n'était pas encore suffisamment affranchi pour pouvoir atteindre l'état de « faire un saut vers l'avant ».

Après quelque temps, Wu Wen rendit visite à Hsianh Yen, dans les montagnes, pour passer la saison du printemps, et il raconte que, durant la méditation, les moustiques le piquaient terriblement et sans aucune miséricorde, mais il avait appris à regarder très en face la Petite Ourse (les obstacles, les inconvénients, la faim, les moustiques, etc.) et alors il pensa : « Si les anciens sacrifiaient leur corps pour le Dharma, dois-je craindre les moustiques ? ».

Conscient de ceci, il se proposa de tolérer patiemment tous les aiguillons, avec les poings contractés et les mâchoires serrées ; supportant les horribles piqûres des moustiques, il concentrait son mental sur le mantra WU (U U).

Wu Wen chantait le mantra WU ; il imitait avec le U le son du vent dans la gorge de la montagne, le son de la mer quand elle fouette la plage ; Wu Wen savait combiner intelligemment la méditation avec le sommeil.

Wu Wen chantait son mantra avec le mental et il ne pensait à rien. Quand un désir ou un souvenir ou une pensée surgissait dans son entendement, Wu Wen ne le rejetait pas, il l'étudiait, il l'analysait, il le comprenait dans tous les niveaux du mental, puis l'oubliait de façon radicale, totale et définitive.

Wu Wen chantait son mantra de façon continue, il ne désirait rien, il ne raisonnait pas, tout désir ou pensée qui surgissait dans le mental était dûment compris puis oublié, le chant du mantra ne s'interrompait pas, les moustiques et leurs aiguillons n'avaient déjà plus d'importance.

Soudain quelque chose de transcendantal arriva, il sentit que son mental et son corps s'effondraient comme les quatre murs d'une maison. C'était l'état de vide Illuminateur, pur, parfait, libre de toutes sortes d'attributs, il s'était assis pour méditer aux premières heures du matin et il ne se leva que le soir.


Il est clair que l'on peut se livrer à la méditation assis dans le style oriental avec les jambes croisées comme le faisait le Bouddha, ou dans le style occidental dans la position la plus commode, ou allongé avec les bras et les jambes écartés à droite et à gauche, comme l'étoile à cinq branches, et avec le corps relaxé, mais Wu Wen était oriental et préférait s'asseoir dans le style oriental comme le Bouddha.

Vers ce moment, le grand maître chinois Wu Wen réussit à expérimenter le vide Illuminateur, mais il lui manquait encore quelque chose ; il n'était pas arrivé à la pleine maturité ; dans son mental, il y avait des pensées erronées et inattentives, qui d'une façon secrète, continuaient à exister, de petits démons tentateurs, de petits Moi subconscients, résidus qui vivaient encore dans les quarante-neuf départements subconscients de Ialdabaoth.

Après cette expérience du vide Illuminateur, Wu Wen s'en alla à la montagne de Wung Chow et il y médita six ans, puis il médita six autres années sur la montagne de Lu Han puis trois autres années sur la montagne de Kuang Chou. A la fin de ces efforts et après avoir beaucoup souffert, le maître Wu Wen obtint l'illumination ultime.

Le maître Wu Wen ne s'est jamais divisé entre un Moi supérieur et un autre de type inférieur, parce qu'il comprenait que supérieur et inférieur sont deux sections d'une même chose.

Le maître Wu Wen se sentit lui-même non comme un dieu ou comme un Deva, à la façon des mythomanes, mais comme un malheureux Moi pluralisé, vraiment disposé à mourir chaque fois plus en lui-même.

Le maître Wu Wen ne s'est pas autodivisé entre moi et mes pensées parce qu'il comprenait que mes pensées et moi sont tous les deux moi, et qu'il est nécessaire d'être intègre pour obtenir la méditation parfaite.

Durant la méditation, le maître Wu Wen se trouvait dans un état intègre, réceptif, terriblement humble, avec le mental calme et en profond silence, sans effort d'aucune sorte, sans tension mentale, sans le désir d'être plus que ce qu'il n'était, parce que le maître Wu Wen savait très bien que le Moi est ce qu'il est, et qu'il ne peut jamais être autre chose que ce qu'il est.

Dans ces conditions, les trois cent mille clans du corps mental du maître Wu Wen vibraient intensément avec le même ton, sans aucun effort, en captant, en recevant amour et sagesse.

Quand Wu Wen se trouvait dans les salles et Lumitiaux de méditation, tous les moines recevaient un grand bénéfice grâce aux puissantes vibrations de son aura lumineuse.

Wu Wen possédait déjà les corps existentiels supérieurs de l'Etre, les corps solaires, mais il devait dissoudre le Moi et obtenir l'illumination finale, et il l'obtint après avoir beaucoup souffert.



1968 Les corps solaires chapitre 36 L'Histoire du Maître Chinois Kao Feng :

L'expérience du réel s'avère impossible tant que l'Essence, la Bouddhata, l'âme, est emprisonnée dans le dualisme intellectuel.

Les opinions qui s'opposent, la bataille des concepts opposés, les idées antithétiques, correspondent aux divers fonctionnalismes illusoires du mental.

Kao Feng pleurait des larmes de sang dans son désir profond de s'affranchir du dualisme mental, mais il échoua avec le Hua Tou du Maître Tua Chiao.

La tradition raconte que dans un état d'angoisse et de désespoir terrible, Kao Feng alla trouver le Maître Hsueh Yen qui, compatissant avec sa douleur, lui enseigna le puissant mantra WU et exigea de lui de l'informer quotidiennement sur ses travaux.

Le mantra WU se chante comme un double « ou » (ou ou), en imitant le hurlement de l'ouragan dans les vagues déchaînées de l'océan furieux. Durant cette pratique, le mental doit être absolument tranquille et dans un silence profond et épouvantable, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur ; ni le moindre désir ni la pensée la plus insignifiante ne doit agiter le lac profond du mental.



1969 Cours ésotérique de magie runique chapitre 23 L'Histoire du Maître Meng Shan :

Il s'avère certainement intéressant, attrayant, suggestif, de savoir que ce grand illuminé étudia avec une infinie humilité aux pieds du vénérable ancien Wan Shan, qui lui enseigna à employer intelligemment le puissant mantra WU ; ce mantra se prononce comme un double « ou », en imitant sagement le hurlement de l'ouragan dans les gorges des montagnes.

Jamais ce frère ne put oublier l'état d'alerte-perception, d'alerte-nouveauté, qui est si urgent pour éveiller la conscience.


L'ancien vénérable, le gourou Wan Shan, lui dit que durant les douze heures du jour, il faut être alerte comme le chat qui guette un rat ou comme la poule qui couve un oeuf, sans abandonner sa tâche une seule seconde.

Dans ces études, ce ne sont pas les efforts qui comptent, mais plutôt les surefforts ; tant que nous ne sommes pas illuminés, nous devons travailler sans repos, comme un rat qui ronge un cercueil. Si nous pratiquons de cette manière, nous finirons par nous libérer du mental et nous expérimenterons de façon directe cet élément qui transforme radicalement, cela qui est la vérité.

Un jour, après dix-huit jours et dix-huit nuits de méditation intérieure profonde ininterrompue, il s'assit pour prendre le thé, et alors, oh merveille !, il comprit la signification intime du geste du Bouddha lorsqu'il montre la fleur et le sens profond du sourire exotique de Maha Kashyapa, impossible à oublier.

Il interrogea trois ou quatre anciens sur cette expérience mystique, mais ceux-ci gardèrent le silence ; d'autres lui dirent que cette expérience ésotérique vécue pourrait s'identifier au Samadhi du sceau de l'océan. Comme de raison, ce sage conseil lui inspira une pleine confiance en lui-même.

Meng Shan avançait triomphalement dans ses études ; néanmoins, il n'y a pas que des roses dans la vie, il y a aussi des épines. Durant le mois de juillet de l'année Chindin (1264), il contracta malheureusement la dysenterie à Chunking, dans la province de Szechuan.

La mort sur les lèvres, il décida de faire son testament et de disposer de ses biens terrestres. Ceci fait, il se redressa lentement , fit brûler de l'encens et s'assit sur un fauteuil de cérémonie élevé, où il pria en silence les trois Bienheureux et les dieux saints, se repentant devant eux de toutes les mauvaises actions qu'il avait commises dans sa vie. Considérant la fin de son existence comme une chose sûre, il fit aux Ineffables sa dernière demande : « Je désire que, grâce au pouvoir de Prajna et à un état contrôlé du mental, je puisse me réincarner en un lieu favorable où je puisse me faire moine (Swami) en jeune âge. Si par hasard je me remets de cette maladie, je renoncerai au monde, je prendrai l'habit et je tenterai d'amener la lumière à d'autres jeunes bouddhistes ».

Après avoir formulé ces voeux, il s'immergea en méditation profonde, chantant le mantra WU ; la maladie le tourmentait, les intestins le torturaient épouvantablement, mais il résolut de ne pas leur prêter attention. Meng Shan oublia radicalement son propre corps, ses paupières se fermèrent serrées et il resta comme mort.

Les traditions chinoises racontent que lorsque Meng Shan entra en méditation, seul le Verbe, c'est-à-dire le mantra WU (ouuuu ouuuu), résonnait dans son mental ; par la suite, il ne sut plus rien de lui-même.

Et la maladie, qu'en advint-il ?, que se passa-t-il ?. On peut clairement et lucidement comprendre que toute affection, tout malaise, toute indisposition a pour base certaines formes mentales bien précises ; si nous parvenons à l'oubli radical et absolu d'une souffrance quelconque, alors le ciment intellectuel se dissout et l'indisposition organique disparaît.

Lorsqu'au début de la nuit, Meng Shan se leva du fauteuil, il sentit avec une joie infinie qu'il était déjà à moitié guéri. Il s'assit ensuite de nouveau et continua à s'immerger en méditation profonde jusqu'à minuit ; sa guérison fut alors complète.

Au mois d'août, Meng Shan alla à Chiang Ning et, plein de foi, il entra dans la prêtrise. Il demeura un an dans ce monastère, puis il débuta un voyage au cours duquel il cuisinait lui-même ses aliments, lavait ses vêtements, etc. Il comprit alors de manière intégrale que la tâche de la méditation doit être une chose tenace, résistante, forte, ferme, constante, où l'on ne doit jamais, au grand jamais, se lasser.

Plus tard, à force de marcher sur ces terres chinoises, il parvint au monastère du Dragon jaune ; il y comprit à fond la nécessité d'éveiller la conscience. Puis il poursuivit son voyage vers Che Chiang.

A son arrivée, il se jeta aux pieds du Maître Ku Chan, de Chin Tien, et il jura de ne pas sortir du monastère avant d'avoir atteint l'illumination.

Après un mois de méditation intensive, il récupéra le travail perdu au cours du voyage, mais pendant ce temps son corps se couvrit d'horribles ampoules ; il les ignora intentionnellement et poursuivit sa discipline ésotérique.

Un jour quelconque, peu importe lequel, certaines personnes l'invitèrent à un repas délicieux. Il emporta son Hua Tou avec lui sur le chemin, il travailla avec et ainsi, plongé en méditation profonde, il passa devant la porte de son amphitryon sans s'en rendre compte. C'est alors qu'il comprit qu'il pouvait soutenir le travail ésotérique tout en étant en pleine activité.

Le 6 mars, alors que Meng Shan méditait à l'aide du mantra WU, le moine principal du monastère entra dans le Lumitial de méditation dans le but évident de brûler de l'encens, mais en frappant la boîte de l'encensoir, cela produisit un bruit et Meng Shan se reconnut alors, et il put voir et entendre Chao Chou, notable Maître chinois.

« Désespéré, je parvins au point mort du chemin ; je frappais la vague, (mais) ce n'était que de l'eau. O Chao Chou, cet ancien notable dont le visage est si laid ! ».

Tous les biographes chinois sont d'accord pour affirmer qu'à l'automne, Meng Shan s'entretint avec Hsueh Yen à Lingan, ainsi qu'avec Tui Keng, Shin Keng, Hsu Chou et d'autres anciens notables.

J'ai pu comprendre que le Koan, la phrase énigmatique qui fut décisive pour Meng Shan fut, sans l'ombre d'un doute, celle avec laquelle Wan Shan l'interrogea : la phrase « la lumière brille sereinement sur le sable du rivage » n'est-elle pas une observation prosaïque de cet idiot de Chang ? ».

Méditer sur cette phrase suffit à Meng Shan. Lorsque Wan Shan l'interrogea plus tard avec la même phrase, c'est-à-dire lorsqu'il lui répéta la question, le mystique jaune répondit en jetant sur le sol l'oreiller de son lit, comme pour dire « maintenant, je suis éveillé ! ».



1969 Mon Retour au Tibet chapitre 49 Koan :

Dans la vieille Chine, les bouddhistes Zen n'utilisaient pas le terme "Koan", ils préféraient dire "Exercice Hua-Tou".

Un moine demanda au Maître Chao Chou : "Est-ce que la nature du Bouddha a un chien ?" Ce Maître répondit : "WU (non)". Cette parole seule, outre le fait d'être un mantra qui se prononce avec le double "ou" comme en imitant le son d'un ouragan, est également par elle-même un Koan.

Travailler avec le Koan "WU", en ayant le mental tranquille et en silence, est quelque chose de merveilleux.


L'expérience du "Vide Illuminateur" nous permet de vivre un élément qui transforme radicalement.



1970 Le Parsifal Dévoilé chapitre 44 Énigmes :

Thien Shan écrit :

« J’ai connu le Bouddhisme à l’âge de treize ans. À dix-huit ans, j’entrais dans le sacerdoce. Plus tard, je lus une thèse apportée par un moine de Hsueh Yen, qui s’appelait « Méditations avancées ».

Ceci me permit de comprendre que je n’étais pas encore parvenu à ce stade. Je m’en allai donc voir Hsueh Yen, et je suivais ses instructions quant à la manière de méditer sur la parole «WU ».

La quatrième nuit, la sueur se mit à jaillir de mon corps, et je me sentis alors plus confortable et léger.

Je demeurai dans la salle de méditation, concentré, sans adresser la parole à personne.

Je vis ensuite Miao Kao Feng, qui me demanda de continuer à méditer sur la parole « WU » sans m’arrêter, jour et nuit.

Lorsque je me levai, avant l’aube, le Hua Tou (la signification de la parole, l’essence de la sentence) se présenta immédiatement à moi.

Dès que j’eus un peu sommeil, je quittai mon siège et descendis. Le Hua Tou (c’est-à-dire la parole «WU ») m’accompagna aussi bien pendant que je marchais, préparais mon lit ou la nourriture, quand je prenais une cuillère ou quand je laissais de côté mes baguettes. Elle était tout le temps avec moi, dans toutes mes activités, le jour comme la nuit.

Si une personne parvient à fondre son mental dans un tout continu et homogène, alors l’Illumination est assurée.

Suite à ce conseil, je fus pleinement convaincu d’être parvenu à cet état. Le vingt mars, le maître Yen s’adressa à la congrégation :

« Asseyez-vous bien droits, rafraîchissez votre mental comme si vous étiez au bord d’un précipice de dix mille pieds et concentrez-vous sur votre Hua Tou (la parole magique «WU »).

Si vous travaillez, de cette façon durant sept jours, (sans vous reposer une seule seconde), alors il n’y a pas de doute que vous parviendrez à la Réalisation. J’ai réalisé le même effort, il y a maintenant quarante ans de cela ».

J’ai commencé à m’améliorer en suivant ces instructions. Le troisième jour, je sentis mon corps flotter dans les airs. Le quatrième, je devins complètement inconscient à tout ce qui se passait en ce monde.

Cette nuit-là, je demeurai un instant, appuyé contre une balustrade. Mon mental était si serein qu’il semblait que je n’étais pas conscient.

Je maintenais constamment face à moi, le Hua Tou (la parole «WU ») puis je retournai à mon siège.

Au moment où j’étais sur le point de m’asseoir, j’eus soudain la sensation que tout mon corps se divisait, du sommet de la tête jusqu’à la pointe des pieds.

J’eus l’impression que l’on me fendait le crâne ou que l’on m’élevait jusqu’aux Cieux, depuis un puit de dix mille pieds de profondeur.

Je racontai alors au Maître Yen cette indescriptible extase et la joie généreuse que je venais d’expérimenter.

Mais le Maître Yen me dit : « Non, ce n’est pas cela. Tu dois continuer à travailler ta méditation ».

À ma demande, il cita alors quelques paroles du Dharma, dont les derniers vers sont les suivants :

« Pour propager et glorifier les nobles exploits des Bouddhas et des patriarches, il te faut recevoir un bon coup de marteau derrière la nuque ».

Je m’interrogeai : Pourquoi donc ai-je besoin d’un coup de marteau derrière la nuque ? À l’évidence, il y avait encore dans mon mental, un léger doute, quelque chose dont je n’étais pas sûr.

Ainsi, je continuai à méditer un long moment tous les jours, et ce, durant six mois. Puis, alors que je me trouvais un jour à me préparer une décoction d’herbes pour un mal de tête, je me rappelai alors d’un Koan (phrase énigmatique) dans lequel Nariz Roja posait une question à Naja : « Si tu rends tes os à ton père et ta chair à ta mère, où te trouveras-tu donc ? ».

Je me rappelai que lorsque la première fois, le moine m’avait posé cette question, je n’étais pas parvenu à y répondre, mais maintenant, il n’y avait soudain plus aucun doute en moi.

Je m’en allai ensuite voir Meng Shan. Le Maître Meng Shan me demanda « Quand et où pouvons-nous considérer que notre travail zen est terminé ? ».

Je fus à nouveau incapable de répondre. Le Maître Meng Shan insista sur le fait que je devais travailler avec plus d’acharnement sur la méditation et que je devais laisser de côté les pensées humaines habituelles.

Chaque fois que j’entrais dans sa chambre et que je proposai une réponse à sa question, il me disait que je n’avais pas compris le problème.

Alors un jour, je méditais de l’après-midi jusqu’au matin suivant, en utilisant le pouvoir de dhyana pour me maintenir et avancer, je parvins directement au stade de profonde subtilité.

Abandonnant le dhyâna, je me dirigeai vers l’endroit où se trouvait le Maître et je lui racontai mon expérience. Il me demanda : « Quel est ton visage originel ? ».

Alors que j’étais sur le point de lui répondre, le Maître me jeta dehors et ferma la porte. À partir de cet instant, je parvins chaque jour à une subtile amélioration.

Je compris plus tard que toute la difficulté venait du fait que je n’étais pas resté suffisamment de temps avec le Maître Hsueh Yen, à travailler sur les délicats et subtils aspects de la tâche.

Mais quelle ne fut pas ma chance d’avoir trouvé un aussi excellent Maître zen ! Ce n’est que grâce à lui que je pus parvenir jusqu’à ce stade).

Je n’avais pas compris que si l’on s’entraîne incessamment et avec insistance, alors on parvient, de temps à autre, à quelque chose, et l’ignorance diminue ainsi à chacun des pas du chemin.

Le Maître Meng Shan me dit : « C’est la même chose que de polir une perle. Plus tu la polis, et plus elle devient brillante, claire et pure. Un polissage de ce type est supérieur à tout un travail d’incarnation ».

Cependant, alors que je voulais répondre à la question de mon Maître, il me dit qu’il me manquait encore quelque chose.

Un jour, au beau milieu de la méditation, le mot « manquer » se présenta au niveau du mental et je sentis soudain que mon corps et mon mental s’ouvraient depuis la moelle de mes os, de part en part, de façon complète.

Le sentiment fut comme si une ancienne montagne de sable se dissolvait soudainement sous le Soleil ardent, réapparu après de nombreux jours obscurs et couverts.

« Je ne pus m’en empêcher, et je me mis à rire aux éclats. Je sautai de mon siège et attrapai le bras du Maître Meng Shan et je lui dis : « Dites-moi ce qu’il me manque, que me manque-t-il ? ».

Le Maître me gifla trois fois et je me prosternai trois fois devant lui. Il me dit : « Oh, Tieh Shan, tu as eu besoin de nombreuses années avant de parvenir enfin à ce stade ».


1970 Le Parsifal Dévoilé chapitre 45 L'Illumination Finale :

La Vérité se doit d’être comprise à travers une Illumination instantanée, mais la complète Auto-réalisation intime de l’Être se doit d’être travaillée intensivement, de façon graduelle.

Le mantra «WU » se réfère principalement à l’éveil de l’expérience mystique dans son sens immédiat et le Samyasambodhi (Chue en Chine) signifie l’Illumination permanente et complète.

Si au travers de l’exercice rétrospectif, nous retournons au point de départ originel, et rendons en théorie, les os à notre père et la chair à notre mère, ou nous trouvons-nous alors ? Dans la semence, bien évidemment, dans le semen.

Ceci nous pousse à penser que sans l’aide du Sahaja Maïthuna, nous ne pourrions jamais comprendre l’essence de la sentence du fameux Hua Tou, «WU » .

Observez les parties verticales de la lettre «W», étudiez-en l’ensemble. La forme graphique insiste clairement sur l’idée basique de l’existence de successives exaltations toujours précédées par de terribles humiliations.

Celui qui veut monter doit tout d’abord descendre, telle est la Loi. L’initiation est mort et mariage à la fois.

Pour une meilleure compréhension du Hua Tou « WU », il n’est pas inutile de rappeler ce qui suit :

« La descente à la Neuvième sphère (le sexe) fut toujours, depuis les temps les plus anciens, l’épreuve maximale pour accéder à la suprême dignité du Hiérophante. Jésus, Bouddha, Hermès, Dante, Zoroastre, etc., durent tous passer par cette difficile épreuve ».


« C’est là-bas que Mars descend pour renforcer l’épée et conquérir le cœur de Vénus, là-bas qu’Hercule descend pour nettoyer les étables d’Augias, et que Persée descendit pour couper la tête de la Méduse, avec son épée flammigère ».

Cependant, pour le bien de la Grande Cause, il convient de rappeler qu’il y a, en même temps, au côté du «WU », le « U » radical qui, dans le zen, resplendit comme en symbole vivant du « Grand ventre à l’intérieur duquel sont conçus les mondes ».

Dans la grammaire cosmique, la rune « Ur » est bien assurément la divine Mère Espace ; la Matrice sacrée à l’intérieur de laquelle sont conçus les bêtes, les hommes et les dieux.

Sans le pouvoir ésotérique de Devi Kundalini, il serait assurément impossible de travailler dans la Forge Ardente de Vulcain (le sexe).

Le magistère du Feu doit se réaliser en sept jours ou périodes : rappelons notre formule astrologique : Lune, Mercure, Venus, Soleil, Mars, Jupiter, et Saturne (Le ciel étoilé d’Uranus et l’Empire classique, sont pour ceux qui ont atteint le but souhaité).

Après une préalable humiliation, je gagnai le droit d’accéder au Ciel lunaire. C’est la loi, pour tous les mondes. Personne ne pourrait pénétrer dans les cieux de Mercure, Vénus, etc. sans avoir auparavant travaillé ésotériquement dans leurs Enfers planétaires respectifs.

Les expériences « WU » sont, à la fois, uniques et multiples : uniques car elles sont identiques en essence, et multiples car elles diffèrent en profondeur, clarté et efficacité. Ceci nous donne une légère idée du sens et de la nature du «WU ».

« Quel est ton visage originel ? » Terrible question que celle du Maître Meng Shan. La genèse hébraïque nous dit : « L’homme abandonnera père et mère pour s’unir à son épouse et ensemble, ne plus former, qu’une seule et même chair ».

Que parlent les dieux de l’aurore ! Que les Muses m’inspirent ! Que rugisse l’ouragan!

Il est écrit, avec des charbons ardents dans le livre de tous les mystères, que les Avatars de Ishvara pressentent toujours la requête de l’Omnimiséricordieux Esprit universel de vie, qui est de Restaurer le « visage originel » sur la face de la Terre, l’état primitif, paradisiaque de l’Adam-Kadmon, l’Être androgyne qu’incarne la paire Homme-Femme.

Ce précieux rétablissement de l’Être cosmique à l’intérieur de chacun de nous, se réalise précisément dans les délicieux instants de l’extase suprême de l’amour, durant lesquels les deux êtres, masculin et féminin, en plein coït, concèdent leur individualité différentielle pour se fondre dans dans un seul Être.

Compte tenu du fait que cette unité n’est pas seulement physique, mais aussi de nature animique spirituelle, les doctrines, qui rejettent la Magie sexuelle d’Éros, s’avèrent donc anti-humaines et anti-divines.

Dans le contexte culturo-spirituel de l’époque actuelle, mais surtout dans les cercles ésotériques les plus raffinés, on retrouve cette reconnaissance de l’homme à l’image et ressemblance du Cosmos vivant, et par conséquent le sens cosmique de sa puissance sexuelle.

Les théologues et les naturalistes médiévaux possédaient déjà certaines connaissances concernant la connexion entre l’énergie sexuelle et les forces prodigieuses de l’inaltérable infini.

Ainsi, Saint Albert Le Grand était-il empreint d’une profonde croyance quant au pouvoir des astres à exercer une influence décisive sur la puissance sexuelle de l’individu.

Reconnaissant l’aspect bipolaire des étoiles, c’est-à-dire leur nature à la fois angélique et animale, Saint Albert parvint à la conclusion logique qu’il pouvait de même, durant le mariage, se produire une double union, spirituelle et animale.

Saint Augustin, le patriarche gnostique, insiste sur le fait que la libido sexuelle englobe non seulement tout le corps, mais aussi l’Être Intime qui, durant l’activité charnelle s’enlace avec l’animique (âme), générant ainsi une sensation de plaisir semblable à aucune autre sensation sensuelle. Ainsi au moment de parvenir au point culminant, conscience et force d’entendement sont déconnectées.

Cette déconnexion entre Conscience et intellect est précisément ce qui peut transfigurer le délicieux coït en quelque chose de surnaturel, spirituel, quelque chose de terriblement divin.

C’est le but ultime des pratiques mystiques, telle que la pratique zen par exemple, ou celle du quiétisme chrétien de Fray Miguel de Molinos : nous conduire à la quiétude et au silence du mental.

Lorsque le mental est tranquille, lorsque le mental est en silence, alors peut surgir le nouveau.

Dans ces instants d’indiscutables délices, la conscience s’échappe du mental mortifié pour expérimenter le Réel.

Le deuxième patriarche du zen demanda au Boddhidharma : « Comment est-il possible de parvenir au Tao? ».

Le Boddhidharma répondit :

« Extérieurement, toute activité cesse ; Intérieurement, le mental cesse de s’agiter. Lorsque le mental s’est converti en un mur, alors tu peux entrer dans le Tao ».

Les bouddhistes Chan de Chine parlent très rarement du Sambodhi, l’Illumination finale (le fameux Chue).

Le « WU » constituant fondamentalement l’expérience mystique de l’éveil à la vérité (Prajna), la personne qui parvient à l’expérience «WU » peut ne pas être capable de la dominer, de l’approfondir et de la mûrir.

Cela nécessite beaucoup de travail dans la « Neuvième Sphère » avant de pouvoir parvenir à la perfection, et tenir ainsi, à l’écart, les pensées dualistes, égoïstes et profondément enracinées qui surgissent des passions.

L’évangile du Tao dit : « Purifie ton coeur, lave tes pensées, élimine tes appétits et conserve le semen ».

L’auteur de El-ktab, merveilleux écrit apprécié des Arabes, ne se lasse pas de glorifier le coït ; ce dernier reste pour lui, et à juste raison, l’hymne de louange le plus magnifique et le plus grand, l’aspiration la plus noble de l’homme et de sa compagne, après l’unité primitive et les délices paradisiaques.

L’Amour est le Fiat Lux du livre de Moïse, l’Envoyé divin, la Loi pour tous les continents, les mers, les mondes et les espaces.

Lorsque nous nous saisissons avec courage de la lance d’Éros, dans le but évident de réduire en poussière chacun de tous les éléments subjectifs que nous portons en nous, alors jaillit la Lumière.

À l’intérieur de chaque entité subconsciente, se trouve une fraction d’essence embouteillée, Lumière en état potentiel.

Tout comme l’atome qui libère de l’énergie, lorsqu’il est fractionné, la destruction totale du moindre de nos éléments infernaux, libère de la lumière.

Nous avons besoin de faire la Lumière en nous.

« Lumière, plus de Lumière », s’exclama Goethe sur son lit de mort.

La Magie sexuelle est l’éternel fondement du Fiat lumineux et spermatique du premier instant.

La mort radicale de l’Ego et des autres éléments infra-humains que nous portons en nous, nous conduit à l’Illumination finale (Samyasambodhi).

Ainsi l’Illumination zen, ou « WU » a-t-elle beaucoup varié, depuis la lueur superficielle des débutants concernant l’essence mentale, jusqu’au bouddhisme total, tel qu’il fut pratiqué par Bouddha.


1971 Le mystère de la fleuraison d'or chapitre 29 Les Deux Écoles :

Dans l'étude ésotérique du Zen, forme merveilleuse de l'école Mahayana, nous rencontrons deux termes chinois très intéressants : Chien et Hsing.

Utilisé comme verbe, Chien signifie « voir », ou « regarder » ; utilisé comme substantif, il signifie « la vue », « l'entendement », ou « l'observation ».

Hsing signifie « la pratique », « l'action », « le travail ésotérique ». Il peut également être utilisé comme verbe ou comme substantif.

Chien, dans son sens le plus intime, signifie tout l'entendement mystique de l'enseignement bouddhique ; cependant, dans le Zen, non seulement dénote-t-il l'entendement clair et évident des principes et de la Vérité-Prajna, mais il implique aussi la vision éveillée qui surgit de l'Expérience, WU (Satori, extase, Samadhi).

Chien, dans ce sens transcendantal et divin, peut être compris comme réalité vue ou comme une vision de la réalité. Bien que cela signifie « voir la réalité », cela n'implique pas la possession ou la maîtrise de cette même réalité.

Hsing, le travail fécond et créateur dans « la Forge Ardente de Vulcain », est fondamental si l'on veut la possession et la domination du « Réel ».


Extrait d’une conférence non traduite actuellement "Au commencement était le Verbe" :

Un autre mantra, aussi assez important pour le développement de la Clairaudience, a toujours été le mantra « WU » de la Méditation, sagement combiné avec la Prière Mystique et l'intonation des deux lettres « É » et « N », ainsi : ÉÉÉÉÉÉÉNNNNNNN. Si vous vocalisez, en combinant la Méditation avec la Prière, vous obtiendrez le développement de vos facultés en très peu de temps…

Voyons maintenant, mes chers frères, le sujet de l'INTUITION. Qu'est-ce que l’on comprend par « avoir l’intuition de » ? Je vais le dire : L'Intuition nous confère le pouvoir de savoir sans avoir besoin de raisonner... dans la raison il y a un processus comparatif : ceci est blanc parce que cela est noir.
Dans l'Intuition il n'y a pas de processus comparatif. L'Intuition est du coeur ; le Chakra du Coeur nous donne la Faculté précieuse de l'Intuition.

Hors ligne Lot
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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Chers Frères & Soeurs dans le coeur,

Merveilleuses paroles ! Ce matin après avoir travaillé avec le WU, je me disais qu'il serait bon d'indiquer ce mantra dans le message sur l'utilisation des mots de pouvoir, initié par notre très cher frère Pascal.
Je fus heureux à l'instant, de voir que j'avais été précédé.

Je peux rendre témoignage de la puissance de ce mantra, combiné avec la sage concentration et le sommeil, car c'est précisemment un de ceux que j'utilise souvent.
Il m'arrive alors que résonne dans mon intérieur ce son magique, me trouver transporté en imagination, sur une falaise où souffle un vent furieux, un vent qui balaye tout et ne laisse rien.

Merci Pascal pour cette recherche exhaustive et d'une grande inspiration.

Paix & Lumière
L.
"Le temps s'écoule plus vite que notre poussière"

Hors ligne Jean Pascal
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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(Commentaire : 2 références dans tout l'enseignement)

Méditation sur la Mère Kundalini

SOLU SIGI SIG et SULU SIGI SIG

nom ésotérique de la Kundalini



1954 La rose ignée chapitre 31 Le Larynx créateur :

5 Le nom ésotérique de la Kundalini est SOLU-SIGI-SIG.

6 C'est aussi le nom du Soleil central.

7 On peut vocaliser chacune de ces lettres de cette façon : Sssss Ooooo Lllll Uuuuu Sssss Iiiii Ggggg Iiiii Sssss Iiiii Ggggg.

8 On vocalisera chaque lettre séparément, en allongeant le son de chacune, comme nous venons de l'indiquer.

9 L'important c'est de prolonger le son de chaque voyelle. La « voyelle » S est comme un sifflement doux et paisible :

10 « Et il lui a dit : Sors et tiens-toi dans la montagne devant Jéhovah. Et voici Jéhovah qui passait et il y avait un grand et puissant vent qui fendait les montagnes et brisait les rochers en avant de Jéhovah : mais Jéhovah n'était pas dans le vent. Et après le vent, un tremblement de terre : mais Jéhovah n'était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu : mais Jéhovah n'était pas dans le feu. Et après le feu, un sifflement doux et léger. Et quand Elie l'entendit, il se couvrit le visage avec son manteau et il sortit, et il se tint à l'entrée de la grotte. Et voici qu'une voix lui parvint, disant : Que fais-tu ici, Elie ? » (Premier Livre des Rois, XIX, 11-13).

11 Le « S » en tant que mantra nous permet de sortir de notre grotte (le corps physique) et d'entrer dans la montagne (le plan astral).

12 La voyelle S est un mantra pour sortir en corps astral.


13 Que le disciple s'assoupisse, faisant résonner entre ses lèvres le son doux et paisible du « S », et lorsqu'il se trouvera dans l'état de transition entre la veille et le sommeil, qu'il se lève de son lit et sorte de sa chambre, en direction de l'Eglise Gnostique.

14 Là nous lui enseignerons et nous l'instruirons dans la Sagesse divine.

15 Cependant, nous devons préciser à nos disciples que l'explication que nous venons de donner doit se traduire en action immédiate.

16 L'étudiant doit se lever de son lit avec autant de naturel que le ferait un enfant qui n'aurait aucune connaissance de l'occultisme. Ce n'est pas une pratique mentale, et cela doit se traduire en faits concrets, comme lorsqu'on se lève le matin pour prendre le petit déjeuner.

17 La voyelle S a un pouvoir terrible.

18 La voyelle S est la Rune Sig, et quand nous la vocalisons, il se produit dans l'atmosphère intérieure des éclairs qui ont le pouvoir d'éveiller la Kundalini.


19 L'organe sexuel de la future humanité divine sera le larynx créateur.

20 La gorge est un utérus où se génère la Parole.

21 La Kundalini donne au larynx tout le pouvoir omnipotent du Verbe créateur.

22 L'important, c'est d'apprendre à manier le principe féminin des forces solaires.

23 Les forces solaires féminines sont symbolisées par un aigle avec une tête de femme.

24 La Magie Sexuelle est le chemin.


Voir la Rune Sig

http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/MR04.html


1969 Cours ésotérique de magie runique chapitre 13 La Rune Sig :

Il est difficile, effectivement, de s'imaginer l'enchantement, l'ivresse, la communion des saints durant les nuits de méditation.

C'est lors d'une nuit semblable que le patriarche Jacob, vive réincarnation d'Israël, l'ange resplendissant, la tête appuyée sur la pierre philosophale, put lire dans les astres la promesse d'une postérité innombrable et qu'il y vit la mystérieuse échelle septénaire par laquelle les Elohim allaient et venaient des cieux à la terre.

Ce n'est qu'en l'absence du moi que nous pouvons expérimenter ce qu'est la vérité, le réel, cela.


Le jour de la Fête-Dieu, j'allai m'enquérir, rechercher, enquêter sur les mystères qui concernent ma dernière heure, et je vis et entendis des choses qu'il n'est pas donné aux profanes et aux profanateurs de comprendre. J'expérimentai de façon directe la fin dernière, le déclin du moi, la fin catastrophique du moi-même. Et je pus constater la crucifixion du Christ intime et la descente au Saint-Sépulcre. La lutte contre Satan fut terrible. Mon épouse-prêtresse scella mon sarcophage d'une grande pierre et sourit doucement. Des voix terriblement divines émanaient du Golgotha du Père parmi les éclairs et le tonnerre.

Tout ceci me rappelle la Rune Sig, la foudre terrible du soleil central : SULU-SIGI-SIG (se prononce : Soulou-Sigui-Sig), nom secret de la terrifiante vipère sacrée Kundalini.

L'étoile à cinq pointes est bien entendu une répétition constante de la Rune Sig : on remarque qu'elle est toute tracée par le zigzag de l'éclair. Dans les temps antiques, les hommes tremblaient devant le Pentalphe.

Sig, dans les mystères archaïques, était le phallus, et ce chemin nous ramène au Maïthuna, au sexo-yoga.

Sig est le Soleil et sa lettre est le S, que la sage prolongation convertit en la voix subtile, en ce sifflement doux et paisible qu'entendit Elie dans le désert.


L'initiation finale est scellée par l'éclair, par la Rune Sig, et parmi le tonnerre et les éclairs, on entend des paroles terribles : « Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains ».

L'épée flammigère embrasée et menaçante, qui s'agite dans toutes les directions pour garder le chemin de l'Arbre de vie, a la forme terrible de la Rune Sig et nous rappelle le zigzag de l'éclair.

Malheur au Samson de la kabbale qui se laisse endormir par Dalila, à l'Hercule de la science qui échange son sceptre de pouvoir pour le fuseau d'Omphale : il sentira bien vite la vengeance de Déjanire, et il ne lui restera d'autre solution que le bûcher du mont Oeta pour échapper aux tourments dévorants de la tunique de Nessus !

Malheur à celui qui se laisse séduire par la diablesse originelle, par la femme sans nom, rose de perdition de l'abîme infernal !

Malheur à l'initié qui tombe enivré entre les bras de la sanguinaire Hérodias, de la harpie Gundriggia et de cent autres femmes !

Pauvres initiés qui succombent aux baisers de feu ! Non pas à ceux des femmes, mais à ceux de la femme par antonomase, de la Femme-Symbole, qui ne tente pas de les séduire grossièrement par les simples suggestions des sensations animales, mais plutôt à l'aide des arts plus perfides et plus délicieux que sont le sentimentalisme subtil et l'émotionnalisme romantique. Mieux vaudrait pour ces initiés ne pas être nés ou bien se pendre une meule de pierre au cou et se jeter au fond de la mer.

Malheureux ! au lieu de monter au Golgotha du Père et de descendre au Saint-Sépulcre, ils seront foudroyés par l'éclair terrible de la justice cosmique ; ils perdront leur épée flammigère et descendront au royaume de Pluton par le chemin noir.

Autour du trône d'ébène du roi des mondes infernaux gravitent toujours, ténébreux, les soucis angoissés, les jalousies épouvantables qui empoisonnent l'existence, les méfiances cruelles, les immondes vengeances couvertes de blessures, et les haines abominables qui distillent le sang.

L'avarice qui ronge se dévore toujours elle-même sans aucune miséricorde, et le dépit répugnant s'arrache les chairs de ses propres mains. On y trouve enfin le fol orgueil qui ruine tout misérablement, l'infâme trahison qui se défend toujours elle-même et se nourrit de sang innocent sans jamais pouvoir jouir du fruit corrompu de ses perfidies. On y trouve le venin mortel de l'envie, qui se déchire lui-même quand il ne peut pas faire de tort à d'autres ; la cruauté, qui se précipite sans espoir à l'abîme ; les visions macabres et terrifiantes, les horribles fantômes des condamnés qui effraient les vivants, les monstres des cauchemars et les cruels soucis qui causent tant d'angoisse.

Toutes ces images fatales, et bien d'autres encore, ceignent le front horripilant du cruel Pluton et remplissent son palais fatidique.

Télémaque, le fils d'Ulysse, a rencontré dans le royaume de Pluton des millions de pharisiens hypocrites, de sépulcres blanchis qui feignent comme d'habitude d'aimer la religion mais qui sont pleins de superbe et d'orgueil.

A mesure que le héros descendit dans les régions de plus en plus submergées, il rencontra de nombreux parricides et matricides qui y souffraient d'épouvantables tourments ; il y trouva aussi de nombreuses épouses dont les mains avaient trempé dans le sang de leur mari, ainsi que des traîtres qui avaient trahi leur patrie et violé tous les serments ; mais bien que cela paraisse impossible, ces derniers subissaient toutefois des peines moins lourdes que celles des hypocrites et des simoniaques. C'est ainsi qu'en avaient décidé les trois juges des mondes infernaux, parce que selon eux ceux-ci ne se contentent pas d'être mauvais, comme les autres pervers, mais qu'en plus ils prétendent être des saints et écartent les gens par leur fausse vertu, ils les éloignent du chemin qui conduit à la vérité.

Les dieux saints, dont on s'est moqué dans le monde de façon si impie et sournoise et envers lesquels on a fait preuve de mépris aux yeux de tous, se vengent maintenant de tout leur pouvoir pour faire payer les insultes qui leur ont ainsi été faites.

Le rayon terrible de la justice cosmique précipite également à l'abîme les boddhisattvas tombés qui n'ont jamais voulu s'élever ; on accuse ces derniers de trois délits : l) d'avoir assassiné le Bouddha ; 2) d'avoir déshonoré les dieux ; 3) de plusieurs autres délits.

Tout grand travail, tout jugement, se scelle toujours en traçant la Rune Sig avec l'épée flammigère.

Pratique : scellez toujours tous vos travaux magiques, invocations, prières, chaînes de guérison, etc., à l'aide de cette Rune : tracez le zigzag de l'éclair avec la main, l'index pointé, et faites en même temps résonner la lettre S (Sssss.) comme un sifflement doux et paisible.

Hors ligne Nohamius
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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Bonjour frère de mon âme Pascal,

Merveilleux, admirable, divin, étourdissant, excellent, exceptionnel, extra, fabuleux, fantastique, féerique, formidable, impressionnant, incroyable, inouï, prodigieux, ravissant, saisissant, sensationnel, splendide, sublime, super, que peut-on ajouter de plus ?

Je te remercie infiniment, Pascal, pour tes efforts extraordinaires et pour ta volonté de nous faire partager ta connaissance.

J'encourage toute personne à rendre hommage et à chanter les louanges pour notre Dame de toute Compassion, la Mère Cosmique, la Maha Shakti, la Déesse Mère Kundalini, la Stella Maris, etc.

Alléluia au plus des cieux pour notre Mère Divine !
<< Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui >>.

Hors ligne Jean Pascal
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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Bonjour mon Frère dans le Coeur du Christ,

Tu exprimes ta Joie profonde, cela montre ton Coeur et ta Compréhension (je sais que tu vérifies et vérifieras tous ces mantras dans la méditation profonde). Cela réchauffe mon coeur.

Je veux être juste.

Tout d'abord, c'est toi qui a donné la première impulsion de recherche.

Ensuite, il y a seulement 30 ans, je n'aurais pas pu réaliser cette recherche exhaustive et approfondie. L'enseignement espagnol est maintenant quasiment diffusé dans son intégralité. Je me sers d'un outil informatique de recherche conçu spécialement par un frère informaticien, d'une part dans un fichier total espagnol créé par ma personne que je compare d'autre part aux fichiers actuels français.

Enfin, je ne connais pas "tout", je découvre moi-même en même temps que ta demande ces trésors spirituels.

Je me donne l'impression d'être un gnome (petit génie difforme qui habite à l'intérieur de la terre, dont il garde les richesses, dans la tradition kabbalistique) avec une pioche et une pelle dans une fantastique mine d'or à ciel ouvert, offerte par un Christ-Roi pour l'humanité souffrante. D'ailleurs dans ma première expérience "mystique consciente" de juillet 2005, je suis en train de creuser, avec une pelle et à marée basse, au niveau des fondations du Mont Saint-Michel, afin de déblayer l'excès de sable qui s'accumule et empêche la mer de faire le tour du Mont à marée haute.

Je suis conscient que ce travail est pour notre Intime, pour notre Mère divine, pour le Christ, pour la Grande Cause !

Amen Amen Amen
Pascal

Hors ligne Nohamius
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Re: Mantras utiles pour la méditation

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Salut Pascal,

Si je peux me permettre de m'exprimer ainsi, j'ai bien compris tes paroles, mais permet moi de te dire quelque chose d'inusité : tu es bien plus qu'une impression d'être un simple gnome, tu es potentiellement un Christ vivant dont l'Intime frappe à ta porte et dont tu as le devoir cosmique d'en prendre conscience à travers la méditation profonde quotidienne, en cherchant l'illumination à tout prix, comme l'a si bien exprimé le Bouddha Maitreya à maintes reprises dans ses oeuvres.

Dans le plus grand respect et la plus grande dévotion envers ton Intime,

Je te souhaite une agréable journée de travail ésotérique sous le Soleil de l'Intime.
<< Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui >>.

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